
«L’objectif de la Municipalité, c’est de voter un budget ce mois de décembre.» Une intervention de Laurie Willommet en préambule des discussions qui a été entendue.
Plus de 2 millions ont été coupés dans les dépenses prévues pour l’année prochaine. Des économies pour atteindre près de 6 millions de francs d’autofinancement, contre les 4 initialement prévus, et un déficit avoisinant les 3 millions de francs.
Climat de travail tendu
Pour cet exercice 2025, l’Exécutif a dû revoir sa copie et la gauche a accepté de faire des compromis. Les coupes ne seront pas sans effets pour les projets des autorités. «La Municipalité doit en prioriser certains, mais elle va pouvoir maintenir toutes ces prestations et poursuivre son programme de législature», poursuit Laurie Willommet, suppléante du syndic aux finances (ndlr: Yvan Luccarini est actuellement en arrêt maladie, voir édition 181, 27 novembre 2024).
Au-delà des économies, c’est surtout le climat de travail au sein des séances de la Commission des finances qui a été dénoncé par les Verts, les socialistes et décroissance alternatives. Malgré les divergences, cette nouvelle mouture a su rallier la majorité du Conseil.
Soutien à l’UNRWA
Plus de 60 amendements ont ainsi été passés en revue devant l’hémicycle. Parmi les augmentations et réductions de montants aux différentes lignes du budget figure notamment l’ajout de 20’000 francs alloués à l’organisation onusienne d’aide aux réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).
Pour rappel, le Conseil national veut amputer du budget de la Confédération les 20 millions de francs prévus pour cet organisme des Nations Unies. «Cet amendement à Vevey permet de contribuer modestement et de marquer notre refus de cette décision», souligne Joëlle Minacci (da).
Selon Bastien Schobinger (UDC), «il ne faut pas mêler le Conseil communal à des événements qui le dépassent totalement». Une posture partagée par le Libéral-Radical Patrick Bertschy qui précise que ce n’est pas le rôle de la Ville de soutenir l’UNWRA. Pour Pierre Chiffelle (da), si le montant est insignifiant, c’est surtout sa portée symbolique qu’il faut percevoir. Sans avoir politisé la discussion, le Législatif a finalement accepté l’amendement par 44 voix, 37 refus et 3 abstentions.
