Le collège Courbet n’en a pas fini avec ses dégâts d’eau

Le chef du Service domaines et bâtiments Yves Roulet ouvrant l’une des fameuses douilles endommagées par l’humidité.  | R. Brousoz

La Tour-de-Peilz
Victime d’une inondation en 2022, le sous-sol de l’établissement continue à se dégrader. D’importants travaux rendront les salles de gym inaccessibles pendant trois mois.

«Regardez, le pourtour du trou est bombé: c’est l’eau qui a fait gonfler la strate de bois», explique Yves Roulet. Le chef du Service domaines et bâtiments de La Tour-de-Peilz pointe l’un des renflements visibles autour d’une douille, l’un de ces espaces où viennent se ficher les poteaux de buts ou autres montants de barres parallèles. «Le problème, c’est que ça ne va pas s’arrêter là. Nous n’avons pas envie que ces reliefs soient sources d’accidents pour les usagers des salles de gym.»    

On la pensait résorbée, mais l’inondation qui a endommagé le sous-sol du nouveau collège Courbet continue à faire des dégâts. Pour mémoire, en décembre 2022, une douche de vestiaire mal raccordée avait rempli d’eau la couche d’isolation entre le radier et la chape sur environ 3’500 mètres carrés. Des travaux d’assèchement avaient alors été réalisés durant l’été 2023 au moyen d’air chaud injecté dans des trous forés.

«Les sondages effectués par la suite ont montré que c’était sec», reprend Yves Roulet. Mais visiblement pas partout. «Il est possible que de petites flaques soient restées sur le radier sans que l’on puisse les détecter. Pour s’échapper, cette humidité n’a pas d’autre choix que d’emprunter ces ouvertures.» D’où ces renflements qui sont apparus comme des champignons. «Environ 25 à 30 douilles sont endommagées», précise le responsable.

Surface refaite à neuf

Rebelote donc: le sol des salles de gymnastique va bientôt subir de nouveaux travaux. Du 19 mai au 29 août prochains, l’endroit sera fermé pour faire place à un chantier qui sera d’une tout autre envergure que le précédent. «Il s’agira d’enlever tout le revêtement jusqu’à la chape, afin que le séchage puisse se faire partout, expose Yves Roulet. Tout sera ensuite refait à neuf.»

Comme pour la première intervention, la Commune n’aura rien à débourser, l’entreprise qui a installé les douches ayant reconnu sa responsabilité dès le début. «Il faut relever que les discussions à ce niveau ont été sereines.» Ce sont donc les assurances qui prendront en charge la facture. Un montant devisé à 400’000 francs, comme l’indique la Municipalité sur le site Internet communal.   

Dans l’intervalle, des solutions seront trouvées pour reloger dans d’autres espaces les écoles et les clubs sportifs impactés.