Le Martolet au diapason des Balkans

«Musique des Balkans», un concert à écouter au Théâtre du Martolet le dimanche 26 avril à 17h.  | C. Meuwly

Saint-Maurice
Dimanche 26 avril, l’Orchestre du Collège et des Jeunesses Musicales propose une immersion dans les mélodies envoûtantes des univers grecs, byzantins et ottomans.

Ce printemps, l’OS-m transporte son public au cœur de l’Europe du Sud-Est. Fidèle à sa tradition de proposer deux concerts annuels – l’un souvent dédié au grand répertoire symphonique romantique du XIXe siècle, l’autre ouvert aux sonorités du monde – l’orchestre surprend avec une programmation aussi audacieuse que rare dans le paysage orchestral.

À la baguette, Ernst Schelle insuffle une énergie nouvelle à travers ce programme artistique, où les rythmes et couleurs de la culture balkanique viennent bousculer les conventions. «Le fait que les ethnies se soient rassemblées pour vivre ensemble a donné une pluriculture incroyable. Présenter un tel répertoire permet de faire connaître un peu mieux cette riche tradition musicale», relève le chef d’orchestre, qui a beaucoup voyagé et œuvré dans les Balkans.

À la tête de l’orchestre depuis 2003, le natif de Potsdam compte perpétuer cette proposition. «Dans nos régions, nous sommes quelquefois un peu trop timides par rapport à la découverte d’autres cultures. J’essaie ainsi d’approcher des horizons différents et d’apporter une certaine ouverture, d’une part pour le public, mais aussi pour les musiciens.»

Au-delà des frontières musicales

Fondé par les chanoines de l’Abbaye de Saint-Maurice il y a près de deux siècles, l’Orchestre de Saint-Maurice réunit des musiciens non professionnels venant majoritairement du Bas-Valais, mais aussi des cantons de Vaud et Fribourg.

Faisant la part belle au répertoire symphonique classique, l’orchestre, fort aujourd’hui d’une septantaine de musiciens, perpétue une longue tradition musicale. «La génération la plus âgée est très attachée au répertoire de la musique classique, mais elle est quand même très ouverte à la découverte», confie Ernst Schelle. Dans notre recherche d’originalité, on cherche aussi à attirer le public jeune. Les musiques des Balkans sont presque un <must> à leur présenter!»

La violoniste Gabrielle Maillard interprétera le «Nigun» d’Ernest Bloch et la «Fantaisie symphonique» de Stevan Hristić. Au programme également une «Rhapsodie Albanaise» de Gerti Druga, ainsi que la suite «Le Message» de Maurice Jarre, écrite pour le film (1976) éponyme. La soirée se conclura avec «Le Nombril du monde» de Goran Bregović, en collaboration avec l’octuor vocal «Vocalisti», dirigé par Norbert Carlen. Une œuvre, selon son compositeur, évoquant le syncrétisme religieux entre islam, christianisme et judaïsme.

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