
Il absorbe en ce moment des centaines d’automobilistes qui se rendent à Montreux Noël: le P+R de Chailly sera-t-il un jour rayé de la carte? Pas impossible. Forte de 150 places de stationnement, la surface de 5’000 m2 nichée contre l’A9 est en effet l’une des trois options retenues par l’Association Sécurité Riviera (ASR) pour y édifier sa future Maison de la sécurité publique. Un pôle qui, pour mémoire, doit héberger tous les services feux bleus de la région.
Disons-le d’entrée: la parcelle située à la Saussaz reste le choix numéro un de l’ASR. C’est d’ailleurs l’option qui a fait l’objet d’une étude de faisabilité «complète et aboutie». «Toutefois, sur la base des enseignements tirés des oppositions au projet immobilier des Grands-Prés, deux alternatives sont en cours d’analyse», fait savoir Bernard Degex, président du comité de direction de l’ASR.
Déjà évoquée dans nos colonnes, la première de ces deux alternatives est envisagée dans les bas de Saint-Légier, au lieu-dit «Pré-au-Blanc» (voir édition 169, 4 septembre 2024). Appartenant à Migros Vaud, cette parcelle de 60’000 m2 située aux abords de la bretelle autoroutière est aujourd’hui recouverte de champs cultivés.
En guise de second plan B donc: le P+R de Chailly, propriété de la Commune de Montreux. Selon une évaluation réalisée par le bureau Repetti, la construction de l’édifice public y est possible. «La volumétrie du projet s’intègre bien dans le site, du fait notamment de la présence des bâtiments industriels dans le voisinage, estime le bureau. Ce dernier précise aussi que «le parking en sous-sol va nécessiter des excavations dans la roche, présente à faible profondeur».
Le « plus approprié », mais…
La Municipalité de Montreux se montre elle aussi favorable à l’idée. Dans sa réponse rendue fin septembre à l’ASR, le site du parking d’échange de Chailly est selon elle le «plus approprié» du point de vue urbanistique.
Mais l’Exécutif ne cache pas certaines «préoccupations» quant à la disparition potentielle du P+R. «Ce dernier joue en effet un rôle important lors d’événements et il sera nécessaire de réfléchir à une solution pour compenser cette perte.» À cela s’ajouterait la conservation d’une vingtaine de places pour les besoins de la population du quartier.
Le choix de l’Association Sécurité Riviera parmi ces trois options est attendu pour le premier semestre de l’année prochaine.
