Le toit du Bon Rivage est en passe d’être redessiné

Sur l’image de droite, le toit actuel de l’hôtel. À gauche, un visuel de synthèse qui donne une idée de la future structure.  | DR/Link Architectes

La Tour-de-Peilz
Récemment racheté, l’hôtel boéland doit bénéficier d’une rénovation de sa toiture, assortie d’un rehaussement. L’établissement pourrait ainsi augmenter ses capacités.

À peine six mois après avoir changé de propriétaire (voir édition 230, 26 novembre 2025), l’Hôtel Bon Rivage s’apprête à subir une première grosse intervention. L’établissement emblématique qui surplombe la plage de La Tour-de-Peilz verra sa toiture refaite à neuf. L’opération, dont le coût est estimé à 2,4 millions de francs, est à l’enquête publique jusqu’au 4 juin prochain.

«Le toit date de 1865 et son isolation n’a jamais vraiment été refaite», explique Marie Forestier, directrice de l’enseigne de catégorie trois étoiles. La partie supérieure sera donc totalement désossée, puis reconstruite. «Nous aimerions pouvoir commencer les travaux en fin d’année», annonce-t-elle, précisant qu’il devrait s’agir d’un «chantier sans grue».

Sous l’œil du Canton

Plus qu’une simple réfection, le toit de l’établissement sera redessiné. «Nous le réhaussons par endroits, en toute élégance et dans l’esprit du bâtiment», expose la directrice. Un projet conçu par le bureau boéland Link Architectes. «L’édifice étant recensé en note 4, cette métamorphose a été préparée en collaboration avec les Monuments historiques du canton de Vaud.» Des panneaux solaires seront par ailleurs «cachés» dans la nouvelle toiture.   

Un toit relevé, donc. Et par conséquent, des volumes qui augmenteront. «De nouvelles chambres – en plus de celles qui existent déjà – seront aménagées dans les combles, ce qui nous permettra de passer d’un total de 54 à 60 chambres», se réjouit Marie Forestier.

Depuis 2023, une grande incertitude a pesé sur l’hôtel et son vaste jardin après que son propriétaire historique, la congrégation religieuse des Sœurs de Saint-Joseph, a annoncé vouloir le vendre. L’édifice et l’entreprise hôtelière ont finalement été rachetés le 17 novembre dernier par le «Eugen Eugenides Arista Trust», un fonds de dotation caritatif implanté dans le château voisin de La Becque.

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