
Le chantier du bassin de baignade naturelle des Mosses a pris une année de retard. Inauguration prévue en juin 2027 finalement. | DR
Avec les retards successifs accumulés sur le chantier du bassin de baignade naturelle des Mosses, prévu pour une ouverture ce mois de juin initialement, la Municipalité d’Ormont-Dessous (ou ce qu’il en reste jusqu’au 1er juillet puisqu’elle fonctionne à trois…) a décidé de reporter d’une année la mise en service de ce qui constitue le projet phare de relance touristique de la station, toutes saisons confondues. «Cela sera donc en juin 2027, explique à contre-cœur le syndic Rémy Fischer. Une date est déjà plus ou moins convenue, nous attendons confirmation du Conseil d’État, qui tient à être représenté.»
À l’entendre, la météo n’a pas été une alliée depuis le début des travaux. «Il y a eu tellement de pluie en novembre, par exemple, qu’on ne pouvait pas accéder au terrain. L’engazonnement et l’aménagement des plages auraient notamment dû se faire à l’automne, mais nous avons commencé la semaine dernière. Il faut au minimum trois tontes, donc deux cette année et une au printemps prochain avant de pouvoir ouvrir.
Le bistro dès cet hiver?
Le restaurant prévu aux abords du bassin pourrait pour sa part ouvrir avant. Rémy Fischer verrait même d’un bon œil qu’il accueille ses premiers clients l’hiver prochain. Mais le nom du futur gérant n’est pas encore connu. «Malgré des conditions attractives, ce n’est pas si simple à trouver, admet-il. Les prochaines auditions de candidats ont lieu cette semaine.»
Ce dernier ajoute que la Municipalité aurait pu décider une ouverture partielle de la baignade, en y accédant par le restaurant plutôt que par les plages. «Mais cela nous a paru un mauvais calcul. Si le succès de la baignade est au rendez-vous, les gens oublieront ce report. Par contre, on va nous reprocher une ouverture précipitée… Nous préférons assumer les critiques encore une année.»
Malgré la pression qui pèse sur cette Municipalité à trois après la démission annoncée de Marcel Borloz fin 2025 et celle, fracassante, de la syndique Gretel Ginier en pleine campagne électorale, Rémy Fischer tient à préciser un point: «Le facteur météo a été décisif. Même si nous étions toujours à cinq autour de la table, la décision aurait été la même.»
