
Olivier Custodio, capitaine du LS. | DR/Lausanne-Sport Le Bellerin du FC Sion Benjamin Kololli. | DR/FC Sion
La victoire de l’Espagne en Coupe du monde à peine digérée, il est déjà temps de reprendre les bonnes habitudes, et notamment en Suisse et en Super League dès cette semaine!
Le FC Sion jouera ce jeudi en Azerbaïdjan contre le Bate Borisov, en phase préliminaire de la Conférence League, ce qui marque le retour du club valaisan en Europe après neuf ans d’absence. La compétition internationale rappelle de bons souvenirs à son demi offensif Benjamin Kololli (34 ans). «Lorsque je jouais à Zurich, nous avions atteint les 16es de finale de l’Europa League et perdu face à Naples. Avec Sion, il y aura trois tours à passer pour se hisser en phase de groupe, on va y aller un pas après l’autre, ce sera une belle aventure», nous glisse-t-il.
L’enfant de Bex est revenu la saison dernière au FC Sion, là où il avait démarré sa carrière pro douze ans plus tôt. Et le résultat a dépassé ses espoirs: une quatrième place finale et sept buts à son compteur personnel. «Nous sommes par ailleurs restés invaincus durant le tour final et avons devancé le FC Bâle, mon dernier club, ce qui m’a réjoui. Et le public est revenu à Tourbillon.»
Loin du bling-bling, pas si lointain, des transferts tape-à-l’œil chers au président Constantin, le FC Sion a retrouvé son âme, son identité, son esprit combatif, pour le plus grand bonheur des Valaisans et de Kololli. «La relégation du club en Challenge League en 2023 a agi comme un électrochoc. Aujourd’hui, l’image du FC Sion a complètement changé. L’équipe a fait son retour au premier plan, ça s’est hyper bien passé pour moi et c’est magnifique.» Les Sédunois entendent profiter de ces vents ascensionnels, et ce, dès la reprise du championnat ce dimanche à Berne face à YB, avec un objectif clair: être sur le podium en mai prochain.
Le LS veut repartir
Né à Montreux, Olivier Custodio (31 ans) a joué ses premières saisons entre le club local et le FC Aigle, avant de rejoindre le Team Vaud. Depuis 3 ans, l’enfant de la Riviera est le capitaine du Lausanne-Sport, rôle qui lui tient très à cœur. «J’essaie d’insuffler à l’équipe des valeurs comme le respect et le travail, sur le terrain et dans le vestiaire. J’étais déjà le capitaine du LS quand je suis parti à Lucerne en 2017 et je suis hyper fier d’avoir cette responsabilité dans le club qui m’a formé», raconte-t-il.
La saison dernière, le LS a alterné le meilleur, deux victoires européennes contre le Besiktas Istanbul et la Fiorentina, et le moins bon, une décevante neuvième place en championnat, dans le tour de relégation. «J’essaie de ne retenir que le positif. Jouer dans un stade de la Tuilière comble contre la Fiorentina a été un grand moment. On a laissé beaucoup de forces en Coupe d’Europe avec une équipe totalement nouvelle. J’espère qu’on fera mieux cette saison, on est ambitieux.» Le premier rendez-vous est fixé samedi à La Tuilière contre les Zurichois de Grasshopper.
Sur le banc, Peter Zeidler a été remplacé par le Slovène Luka Elsner (44 ans), fort d’une jolie carte de visite. Il a notamment fait monter Le Havre en première division française en 2023. Le LS a repris l’entraînement voilà un mois et Custodio est optimiste. «Le nouveau coach sait ce qu’il veut, exige rigueur et discipline. J’ai connu beaucoup d’entraîneurs et je sais à quel point un nouveau venu peut tout changer, même si ce sont les joueurs qui sont sur le terrain.» Le contingent pour l’heure reste encore en suspens. «Comme le championnat en Suisse commence plus tôt qu’ailleurs, ça va encore bouger, il y aura encore des départs et des arrivées. On ne sera pas fixés avant les 3-4 premiers matches.»
Du côté du FC Sion, en revanche, le bail de Didier Tholot, meneur d’hommes franc et direct, a été logiquement renouvelé. Kololli l’apprécie beaucoup. «Posé, la tête sur les épaules, il ne s’enflamme jamais et nous donne beaucoup de libertés. Mais il ne supporte pas quand il sent que l’un de nous ne tire pas à la même corde. Il mise beaucoup sur le mental.»
Kololli et Custodio ont forcément été emballés par le parcours de la Nati au Mondial. «On peut être fiers de cette équipe, applaudit Kololli. Malgré l’expulsion d’Embolo, les Suisses ont été héroïques face à l’Argentine, qui avec Messi possède le seul joueur au monde capable de décider à lui seul d’un match.»
Des attaches pour la vie
Le natif de Bex a pas mal bougé durant sa carrière, Zurich, YB, Bâle, sans oublier le Japon durant trois saisons, mais il est toujours resté attaché à son Chablais natal. «À 5 ans à Bex, j’avais déjà cette envie de gagner. Mes parents vivent toujours là-bas, ma belle-famille à Saint-Maurice, mon frère à Vouvry et moi à Collombey. Je ne m’imagine pas vivre ailleurs.» Olivier Custodio reste lui un amoureux de la Riviera. «J’y garde plein d’amis, même si je vis à Lausanne. Ma famille est partagée entre Vevey et Montreux, c’est ma région», conclut-il.
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