Maladaire fermée, club de nage inquiet

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Clarens
Cet été, la piscine sera totalement inutilisable pour cause de travaux. Le Montreux Natation craint pour ses finances.

Cet été, il faudra compter sans la piscine de la Maladaire. L’infrastructure montreusienne dotée d’un bassin olympique de 50 mètres, d’une vaste pelouse et d’une pataugeoire extérieure sera totalement fermée du mois de juin au mois d’août. Et pour cause, le bâtiment – c’était prévu – subira une vaste rénovation énergétique. Estimé à 3,7 millions de francs, le chantier prévoit notamment la réfection de son enveloppe et la pose de 1’000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques.

«C’est clair qu’on préférerait réaliser ces travaux sans devoir fermer le site», commente Caleb Walther, municipal montreusien chargé du patrimoine. Et de souligner le caractère inévitable d’un tel chantier, les dernières améliorations énergétiques datant de 2008-2009. «Notre mission est de nous assurer que les infrastructures continuent à exister.» 

Logiquement, c’est la période estivale qui a été choisie pour cette rénovation, saison durant laquelle le bassin est moins sollicité. «Tout le reste de l’année, il est utilisé par les écoles, gymnase ou clubs sportifs. Et en été, il est plus facile d’avoir la plage de la Maladaire comme substitut.»

Perte de 12’000 francs

Reste que cette fermeture à venir préoccupe le Montreux Natation, l’un des principaux pensionnaires de la piscine. «Cela va avoir un gros impact sur notre club», dit son président Didier Nocaudie. «Nos groupes de compétitions vont perdre trois quarts de leur entraînement. On peut les faire nager à Vevey, mais ce ne sera que six fois par mois, contre six fois par semaine habituellement. Nous avons pu avoir quelques lignes à la Vaudoise aréna à Lausanne, mais ce n’est quasiment rien.»

Mais la plus grande crainte de Didier Nocaudie est l’arrêt forcé des cours de natation durant ces trois mois. «On nous retire la seule activité qui nous fait gagner de l’argent.» Selon lui, la perte attendue devrait s’élever à 12’000 francs, ce qui englobe le prix des cours et les subsides Jeunesse et Sport. «Nous avons les salaires de nos coachs à sortir chaque mois à hauteur de 25’000 francs, poursuit le président. Nous allons faire une demande de RHT, mais si la Commune n’entre pas en matière pour nous aider, cela va être très compliqué…»

«Nous ne nions pas que c’est une complication organisationnelle et financière pour le club», réagit le municipal Caleb Walther. Qui ne prévoit toutefois pas de «subvention forfaitaire». «Nous allons voir ce qui peut raisonnablement être pris en charge. Il s’agirait d’axer sur les sportifs de haut niveau.»