
Depuis ce mercredi 1er juillet, Nicolas Riesen (PLR) est le nouveau syndic de Villeneuve. | L. Menétrey
Chez Nicolas Riesen, l’engagement public est presque une seconde nature. «C’est dans mes gènes», sourit-il. Natif de Villeneuve, il est la troisième génération de sa famille à siéger à la Municipalité, après son père et son grand-père. À 31 ans, le Libéral-Radical compte parmi les syndics les plus jeunes du canton. «Maxime Meier (PLR) à Bretigny-sur-Morrens est plus jeune (27 ans). Par contre, je suis l’élu le plus jeune de ma Commune. C’est une satisfaction», relève l’édile, du haut de ses 1m98.
Il grandit à la place de la Bourgogne, celle qu’il nommait la «petite place» avec ses copains de quartier. «C’était notre terrain de foot et place de jeux», raconte-t-il. Il fréquente les écoles de la cité, chante dans le chœur scolaire et très tôt, la politique s’invite dans son quotidien. «À 10 ans, j’étais au courant des élections, je connaissais le nom des conseillers.» C’est à son père, Marcel Riesen, municipal villeneuvois et député vaudois, qu’il impute cet intérêt pour la politique. «Il m’a transmis ce goût de la chose publique. On débattait, on regardait le téléjournal tous les soirs.»
«L’heure est aux réalisations!»
Cette passion le conduit rapidement à s’engager. Encore étudiant à HEC Lausanne, il est élu au Conseil communal. À 24 ans, un nouveau tournant s’impose. Après le décès de son père, il reprend les rênes de l’entreprise familiale, spécialisée dans le transport de matériaux de construction. Il continuera d’ailleurs d’en assurer la direction parallèlement à son mandat de syndic, à un taux de 70%. «Si mon père me savait syndic, il me dirait: <Mon grand, t’as du boulot!>, sourit l’entrepreneur. Il serait fier.»
En mars, l’édile a effectué un excellent score. Avec 50,38% des voix, il a devancé plusieurs municipaux sortants. «Je le vois comme une reconnaissance de ma présence sur le terrain, pas seulement dans les arrière-salles ou dans les dossiers. C’est peut-être une partie de mon succès électoral.» Élu tacitement à la syndicature, Nicolas Riesen succède à Corinne Ingold (PLR).
Si la dernière législature a pu être critiquée pour le manque de réalisations concrètes, le trentenaire rappelle qu’elle a surtout permis de consolider les fondations d’une administration structurée. «L’heure est aux réalisations!» Parmi ses priorités figurent les infrastructures, notamment le collège intercommunal et les structures d’accueil de la petite enfance.
Une note de convivialité
Il souhaite en outre apporter «un peu de fraîcheur et de modernité». Un esprit fédérateur, qu’il incarne notamment à travers la musique. Lorsqu’il présidait le Conseil, Nicolas Riesen entraînait volontiers l’assemblée en chanson en fin de séance, de Jean-Jacques Goldman à Tina Arena.
«Je ne vais pas arrêter de chanter parce que je suis président du Conseil ou syndic», assure-t-il. Il a notamment contribué à la remise sur pied, après la pandémie, du Festival La Perle. «La musique fait partie de ma joie de vivre et du côté communicatif que j’essaie de distiller autour de moi», ponctue le nouveau chef d’orchestre de la Commune.
