
Le lac des Joncs est particulièrement propice à l’observation des chauves-souris, grâce à sa petite taille et à sa localisation en milieu forestier. | E. Rey
«L’idée est de sensibiliser le grand public aux enjeux des espèces menacées par le changement de leur environnement», explique Grégoire Schaub, membre de FRIbat. Les participants à la Nuit de la chauve-souris pourront découvrir plusieurs stands en se promenant au crépuscule autour du plan d’eau montagnard, pour en apprendre sur l’habitat ou le cycle de vie des chiroptères. Il sera également possible d’observer des spécimens lorsqu’ils viennent boire ou chasser sur le lac. «Nous utiliserons un phare pour les voir dans la nuit. Nous aurons également des détecteurs qui permettent de capter les ultrasons qu’ils émettent», se réjouit le biologiste.
La Nuit de la chauve-souris se déroule chaque année à la fin du mois d’août à travers l’Europe, avec des événements organisés par diverses associations dévolues à la protection et à l’étude de l’animal. Dans le canton de Fribourg, l’Association FRIbat assure la sauvegarde des gîtes et le suivi des colonies, ainsi que le développement des connaissances scientifiques. Depuis une vingtaine d’années, elle anime cette manifestation au lac des Joncs, où ses membres gèrent l’ensemble des stands. L’Office du tourisme fournit les infrastructures nécessaires et prend en charge la communication, ainsi que les inscriptions.
Des gestes simples à appliquer
Si toutes les chauves-souris sont protégées, leurs populations diminuent drastiquement en Suisse, comme ailleurs en Europe, depuis plusieurs dizaines d’années. Trois principales causes peuvent être pointées du doigt. D’abord, la diminution de leurs ressources alimentaires, les insectes, en raison de l’utilisation d’insecticides, mais aussi de la disparition de leurs territoires de chasse: petites haies, vergers et prés fleuris. Deuxièmement, la rénovation des bâtiments pour les isoler bouche les accès aux gîtes des chauves-souris qui viennent y mettre bas. Finalement, la pollution lumineuse nocturne retarde les sorties pour la chasse et fragmente les territoires de vol.
Grégoire Schaub énumère des gestes qui peuvent être effectués au quotidien pour aider l’espèce: arrêter d’utiliser des pesticides dans son jardin, y faire pousser des espèces d’arbres indigènes, éteindre les lumières qui s’allument la nuit autour des maisons. «Ces habitudes sont simples et peuvent vraiment faire une différence», souligne-t-il.
Plus d’infos:
fribourg.ch/fr/les-paccots/evenements/la-nuit-des-chauves-souris
Pour en savoir plus, rendez-vous le 28 août. La participation se fait sur inscription et coûte 5 francs pour les adultes. Des départs par petits groupes se feront chaque quart d’heure à partir de 20h.

Grégoire Schaub, membre de FRIbat
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