Ses services financent des milliers de repas pour animaux

Pour chaque ace (service gagnant) de la tenniswoman, 1’000 repas sont offerts à des associations de protection d’animaux.  | DR

La Tour-de-Peilz
Avant d’attaquer Roland-Garros, où elle a remporté avec brio le premier tour dimanche, Belinda Bencic a fait un saut dans la région la semaine dernière. Outre sa carrière sportive, la joueuse de tennis s’engage pour la cause animale. Rencontre.

C’est la première fois depuis quatre ans que Belinda Bencic passe le premier tour à Roland-Garros. Après un congé maternité en 2024 suivi d’une blessure en 2025, l’athlète de 29 ans semble de retour sur le devant de la scène. Elle s’est imposée avec aisance ce weekend en deux sets face à l’Autrichienne Sinja Kraus, et affrontera ce mercredi l’Américaine Caty McNally. Nouvelle égérie Nestlé de la marque de nourriture pour animaux Purina Pro plan, la championne olympique de Tokyo 2021 finance des repas pour des associations animales, grâce à l’initiative «Aces for pets». La Saint-Galloise, originaire de Slovaquie, vit aujourd’hui à Bratislava avec son mari et sa petite fille Bella. Sans oublier sa chienne Paula, qui lui permet d’extérioriser la pression des courts.

Que vous amène la présence de votre chienne?

Ça me détend, surtout avant un tournoi important. À la maison, elle est très câline et calme. Mais dès qu’elle vient sur le court, elle court partout après les balles. 

D’où vient votre attachement pour les animaux?

– J’ai été élevée comme ça. J’ai eu mon premier chien à 19 ans, Snowy. Avant cela, j’avais un chat. Aujourd’hui, j’ai Paula, que j’ai récupérée d’un refuge. C’est un mélange entre un rottweiler et un labrador. Je l’aime beaucoup, mais je crois qu’elle a une préférence pour mon mari (rires). 

Pourquoi cette initiative «Aces for pets»?

– C’est moi qui ai approché Purina. Au début, ils croyaient presque à une blague. Cette initiative a débuté au Miami Open. Pour chaque ace (ndlr: service gagnant) réalisé, 1’000 repas sont offerts à des associations de protection d’animaux. J’en ai mis 36 depuis le début, ce qui a permis de financer 36’000 repas, répartis dans trois associations, notamment pour des chats aveugles et des chiens polaires abandonnés ou maltraités. J’aimerais aussi encourager les gens à adopter dans les refuges, plutôt qu’à acheter. 

Vous ressentez donc encore plus de pression au service?

– Oui, clairement (rires). Je les travaille encore plus qu’avant.

Concernant votre carrière, quels sont vos prochains grands rendez-vous et vos ambitions?

– Cette saison, je vais pouvoir très bien performer. Je me suis entraînée en ce sens, et je suis remise de mes blessures. Le grand objectif, c’est Wimbledon en juillet.

Enfin, quand vous pensez à l’avenir, quel héritage aimeriez-vous laisser derrière vous, tant sur le court qu’en dehors ?

-Je souhaite maximiser mon potentiel. Mais je suis déjà très fière de tout ce que j’ai accompli. Plus tard, je souhaite avoir une grande famille et plein d’animaux.

GALERIE

Depuis son engagement sur les decks en 2020, Jean Juliachs n’a pas mis une seule fois les pieds dans l’eau. Les paris sont ouverts pour la saison 2026.  | N. Desarzens