
À 54 ans, Stéphane Montangero boucle son année de présidence au Grand Conseil vaudois. Il reste député et n’exclut pas de se porter candidat au Conseil d’État. | Grand Conseil vaudois
Stéphane Montangero. Si vous deviez résumer cette année présidentielle en deux mots, quels seraient-ils?
– Je dirais tout simplement hors normes! C’est la qualification qui convient à ce mandat si particulier.
Vous y attendiez-vous?
– Je pensais bien que cette présidence serait un peu compliquée, mais je ne m’attendais pas à autant de dysfonctionnements ou d’événements inattendus. Je citerais par exemple la convocation de tous les députés par le Ministère public… du jamais vu! (ndlr: consécutive à une dénonciation du Conseil d’État pour violation du secret de fonction, en lien avec l’affaire du bouclier fiscal.) Il a fallu être vigilant et solide durant ces douze mois. Je suis satisfait de ma prestation et je rentre dans le rang avec le sentiment du devoir accompli!
Quelle a été votre ligne de conduite par rapport aux nombreux soubresauts de l’exercice 2025-2026?
– J’ai tenu bon la barre et gardé le cap. Lorsque l’embarcation tangue, c’est le rôle du capitaine. Il fallait veiller à ce que le Grand Conseil continue de fonctionner de manière institutionnelle et que tout le monde travaille pour le bien de l’institution. J’ai exercé – épaulé par le Secrétariat général – une présidence placée sous le signe d’un dialogue élargi, en association avec les responsables des groupes parlementaires. Idem avec les membres du Conseil d’État. J’ai veillé à ce que le rôle de chacun des trois pouvoirs soit correctement respecté. Il fallait bien savoir distinguer de ce qui se disait en plénum, avec tout ce qui a pu s’écrire ou se dire ailleurs, notamment sur les réseaux sociaux.
Un événement qui vous a un tantinet agacé?
– J’avoue que de reprendre en plénum tout l’examen de la nouvelle loi sur l’énergie et devoir y consacrer pas moins de huit séances, alors que 21 séances de commission avaient déjà eu lieu… il y avait de quoi être irrité.
Faut-il revoir selon vous certains aspects du fonctionnement du Grand Conseil?
– Oui, certainement. Par exemple, la manière de traiter les dépôts. La nouvelle loi sur le Grand Conseil, en cours de révision, devrait y aider. Il faut aller dans le sens d’un allègement du fonctionnement.
Votre mandat désormais achevé, serez-vous candidat au Conseil d’État? Votre nom circule aux côtés d’autres chez les socialistes.
– Je sais que mon nom circule et cela m’honore. À ce stade, je n’exclus rien. Je n’ai jamais eu de plan de carrière, mon action est guidée par ma volonté de servir au mieux mon parti, ma ville, mon canton, mon pays. Mon expérience, comme président de parti, député, municipal, et enfin président du Grand Conseil, est sans doute utile
