
C’est sur le thème du parc d’attractions que le village de Semsales accueillera pour la 8e fois le Giron des musiques de la Veveyse. Après plus de deux ans de travail bénévole, le contour des festivités commence à prendre sérieusement forme. Pour présider l’organisation, la fanfare L’Edelweiss a choisi le Semsalois Fabien Broillet, qui pourtant ne joue d’aucun instrument. Sa mission? Proposer un giron un peu différent. Interview.
Fabien Broillet, quel est l’apport d’un non-musicien à l’organisation du Giron des musiques?
– La fanfare cherchait un regard frais qui permettrait un nouvel élan. Nous voulons faire de cet événement un créateur de liens entre les citoyens et entre les générations. C’est pourquoi nous avons notamment décidé de mettre les enfants au cœur de cette fête, qui ne leur est pas destinée au premier abord.
Mettre les enfants au cœur, c’est ce qui vous a poussé à choisir le thème du parc d’attractions?
– Tout à fait. Ce qui m’a beaucoup plu dans ce thème, c’est son aspect intergénérationnel.
D’où vous est venue l’idée d’une fête intergénérationnelle?
– Six mois avant que j’accepte ce rôle de président, ma femme et moi-même sommes allés à Europa-Park avec nos enfants et leurs grands-parents. Le plaisir partagé entre tous les membres de la famille était magnifique. Ce genre d’échange, c’est exactement ce que nous voulons pour ce giron.
Comment ce thème va-t-il se manifester lors de ces rencontres musicales?
– Un parc d’attractions est toujours très coloré. Nous voulons mettre de la couleur, de la vie, quelque chose d’un peu «flashy» dans ce monde assez traditionnel de la musique instrumentale.
Auriez-vous un exemple?
– Il y aura notamment une fausse grande roue, haute de huit mètres. Dans la cantine, on reproduira un grand huit. Finalement, le cortège s’inspirera des parades des parcs d’attractions. Il s’annonce comme un moment fort et convivial, où l’on espère voir des étoiles dans les yeux de chaque visiteur.
Quelle est la place dévolue aux enfants durant le giron?
– Une partie du budget leur est spécifiquement dédiée. Mon objectif est de donner envie aux enfants de sortir de chez eux pour s’investir dans la vie du village, et à terme de rejoindre une société.
Comment cela se traduit-il dans votre programme?
– Ils auront donc droit à des espaces et des activités spécifiques et gratuites. Ils pourront par exemple s’amuser dans un faux chantier. Un parcours inspiré de Ninja Warrior sera installé, et un bac à LEGO géant pour les plus petits. Ils auront également leur bar à sirop. Le dimanche matin, nous organisons un loto spécialement pour eux.
Pourquoi s’investir autant pour les enfants?
– J’espère que participer à la fête suscitera des vocations. Si, grâce à nous, ne serait-ce que deux enfants rejoignaient l’école de musique, je serais comblé. La musique fait partie des activités qui doivent se renouveler.
Quelle est l’évolution de la fanfare?
– Il y a 40 ans, la vie de village se structurait autour de la fanfare et de quelques pratiques sportives. Aujourd’hui, l’offre d’activités est beaucoup plus large. À Semsales, les responsables de la fanfare L’Edelweiss ont créé une école de musique qui accueille les enfants dès cinq ans pour faire de l’éveil musical – une offre qui rencontre un grand succès.
Vous attendez près de 9’000 personnes durant ce week-end à Semsales. Quels sont les défis d’organisation?
– C’est un projet collectif. Des habitants travaillent depuis des semaines sur les décors, d’autres se sont proposés pour préparer à manger lorsque nous monterons les infrastructures. Certains parcourent le district pour faire la publicité du loto du giron prévu le jeudi soir. Toute la commune est réunie autour de ce projet.
Capitaine de ce navire, quel est votre sentiment aujourd’hui?
– J’ai le sentiment d’avoir accompli ma mission, à savoir faire en sorte que ce ne soient pas que les musiciens qui se sentent concernés par ce giron. À l’approche des festivités, on sent l’impatience monter dans le village.
Plus d’informations: edelparc26.ch
