Trois Montheysans lancent une école de comédie musicale

Forts de leur passion commune, Pascal Vigolo, Jocelyne Martenet et Sara Appenzeller lancent leur école de comédie musicale à Monthey.

Formation
Après deux spectacles à succès, Jocelyne Martenet, Sara Appenzeller et Pascal Vigolo ont créé une structure pour donner des cours et composer des créations avec leurs élèves.

Une coach vocale, une danseuse et un comédien-metteur en scène. Jocelyne Martenet, Sara Appenzeller et Pascal Vigolo composent un trio de Montheysans hétéroclite, complice et, surtout, complémentaire quand il s’agit de créer des comédies musicales. Le succès et les salles combles de «Victoria’s Comedy», il y a cinq ans, et de «Technopolis, l’Opéra Rock» l’an dernier en sont la preuve.

Plus encore, cette belle réussite a insufflé un élan, nourri une envie. «Avec ces deux spectacles, on s’est rendu compte de la dynamique assez folle que cela avait créé dans la région, explique Pascal Vigolo. Des gens nous ont demandé si des cours existaient. Alors on s’est dit: pourquoi pas? Des cours de chant, de danse, de théâtre, ça existe, mais une formation qui regroupe le tout, il n’y en a pas dans la région.» 

Jocelyne Martenet abonde. «Il faut aller jusqu’à Sion, Lausanne ou Servion, au Théâtre Barnabé, pour en trouver. Mais sur le Chablais et dans le Bas-Valais, rien. Nous voulons combler ce vide avec toute notre passion et avec professionnalisme.»

Un spectacle en juin

Ladite académie s’appellera ECMOS, pour «Ecole de comédie musicale Openstage», du nom du studio où Jocelyne donne ses cours. L’aventure, qui prend la forme d’une association, démarre en octobre à Monthey. 

La philosophie maison? Passée la première phase d’observation pour cerner les aptitudes des uns et des autres, les élèves entrent tout de suite dans le vif du sujet, avec l’objectif de brûler les planches au début de chaque été. 

«Nous trois, chacun dans nos champs respectifs, nous occuperons des élèves débutants et amateurs, qu’ils soient enfants, ados ou adultes, explique Sara. Un quatrième groupe s’adressera à celles et ceux qui veulent passer à un niveau supérieur, semi-professionnel. Il sera géré, à Monthey toujours, par la comédienne Jenny Lorant, de l’ACMJL (ndlr: Atelier de comédie musicale Jenny Lorant à Boulens). Elle a une grande expertise dans le domaine de la comédie musicale et tient le premier rôle dans Technopolis.»

Au-delà du quatuor d’enseignants, des collaborations dans des domaines spécifiques ne sont pas pour autant exclues. «Par exemple, reprend Pascal Vigolo, des combats chorégraphiés ne s’improvisent pas comme ça. Nous-mêmes avions été enchantés de pouvoir compter sur l’expérience de Cyril Raffaelli (ndlr: cascadeur et acteur de cinéma français de scènes d’action).»

Inscriptions ouvertes

Les inscriptions à l’ECMOS sont d’ores et déjà ouvertes via le site Internet. Du reste, le bouche à oreille aidant, des candidats se sont déjà manifestés. «Certains niveaux sont même presque complets, précise Jocelyne. Pour l’heure, nous nous limitons à 10-12 élèves par groupe.»

Sara Appenzeller ne voit pas l’heure d’être en octobre: «Notre but sera de leur faire vivre ce qu’on a ressenti lors de nos deux premières expériences et qu’ils puissent montrer à leurs proches de quoi ils sont capables. Le tout en s’épanouissant dans un sentiment d’appartenance à un groupe.» 

 

Plus d’infos: Prochaines représentations de
«Technopolis, l’Opéra rock», 28-30 août au Crochetan à Monthey et 10-11 septembre à La Tour-de-Trême (FR).

technopolisloperarock.ch

ecmos.ch