
Députée vert’libérale, Cloé Pointet se fait le porte-voix des jeunes avec une motion voulant élargir l’accès au logement étudiant.
| O. Meylan – 24 heures
Benjamine du Grand Conseil lors de son élection en 2022, la Vert’libérale de 25 ans Cloé Pointet est sensible aux combats et aux idées émanant de la jeunesse. C’est durant la session cantonale des jeunes les 15 et 16 mars derniers que s’est précisée la problématique rencontrée par des étudiants suivant une formation professionnelle.
«Nous avons réalisé que la filière de l’apprentissage n’entrait pas dans la définition légale de la LPPPL, détaille cette députée originaire de Jongny. Si ce n’est pas une révolution dans les logements étudiants, c’est une façon de démocratiser leur accès.»
Abroger les différences de formation
Lors de cet atelier, les participants sont partis du constat suivant: se loger est complexe, que l’on soit étudiant en formation postgrade ou en apprentissage. En effet, pour pouvoir bénéficier d’un logement étudiant, il faut être inscrit dans une université ou une haute école. Leur proposition? Englober dans la définition «étudiant» tant les apprentis que les élèves des écoles professionnelles. Cette modification est donc portée par une motion pour qu’elle soit précisée dans la loi.
La députée s’est ensuite sentie capable de porter cette demande de modification devant le Grand Conseil. «Bien que ce ne soit pas ma spécialité en politique, moi qui suis plutôt axée sur la mobilité et l’environnement, j’ai voulu me faire le porte-drapeau de cette demande de jeunes pour les jeunes.»
Si les besoins des étudiants sont difficiles à chiffrer, c’est surtout la volonté d’enlever la distinction entre les niveaux d’études qui est au cœur de cette demande de modification. Actuellement dans les mains d’une commission, cette motion interpartis a été signée par 42 députés.
