Le petit nid douillet du Bois d’Amour

À la tête de l’enseigne historique, on trouve (de g. à d.) Mathieu Rohrer, Simon Favre et Valentine Forster.  | N. Desarzens

Vevey
Après plus d’une année de travaux de réaffectation et de rénovation du bâtiment du Poids du Foin, la Ville peut se targuer d’avoir un nouvel établissement public.

De grandes arches cochères, traversant l’édicule de l’est à l’ouest. Une ouverture pour permettre autrefois le passage des chars à foin, une fois la pesée effectuée, et aujourd’hui transformée en baies vitrées. Un axe transversal et lumineux qui semble agrandir un espace exigu. 

Édifié en 1837, le Poids du Foin a vécu plusieurs vies. Situé au nord de la place du Marché, ce monument historique témoigne de l’importante activité commerciale de la ville. D’édifice marchand, il est ensuite réhabilité en kiosque dès 1930. Après avoir été emballé d’échafaudages durant plusieurs mois, le bâtiment dévoile aujourd’hui le Café-restaurant du Bois d’Amour. 

Faire revivre
un bâti historique

L’atmosphère conviviale du lieu, ouvert depuis un petit mois, vaut aux tenanciers les compliments d’une clientèle nombreuse. «On est très contents que vous soyez ouverts!» «C’est vraiment très joli ces murs en liège», entend-on en terrasse.

S’il faut parfois se frayer un chemin tortueux entre les différentes tables, cette proximité ajoute un charme singulier. Il faut aussi dire que de la tasse au mobilier, tout a été chiné et sélectionné avec soin par les gérants, ajoutant une petite touche rétro. Dans ce café, la durabilité se vit et se déguste jusque dans les assiettes.

Une enseigne durable

Orgetto aux champignons de MissionMycelium, cultivés à Vevey; crumble courge et châtaignes: les plats concoctés s’adaptent aux saisons et aux produits de la région. «Nous cherchons les meilleurs produits tout en proposant des prix abordables, souligne Mathieu Rohrer. C’est un sacré défi de proposer des menus locaux, durables et accessibles à toutes les bourses. On fera le bilan dans une année.»

Aux manettes de cet établissement, on retrouve Mathieu Rohrer, Valentine Forster et Simon Favre. Tous ont une expérience dans la gastronomie, que ce soit aux fourneaux ou à la gestion. «On a voulu s’associer pour pouvoir toucher à plusieurs domaines et se soutenir mutuellement», explique Valentine Forster. 

Si le Café du Bois d’Amour souhaite tisser des liens avec les associations socioculturelles locales, cela reste encore de la musique d’avenir. Le trio préfère, pour l’heure, se focaliser sur l’ouverture avant d’envisager la suite de leurs aventures.

Le Café du Bois d’Amour, Grande Place 25, ouvert du mardi au dimanche.