Un paysagiste accusé de délits financiers

Justice
Le Conseil communal de Château-d’Œx votera demain l’octroi ou non de près d’un million de francs pour financer en partie son futur hôpital.

Escroquerie, détournement de valeurs patrimoniales ou encore faux dans les titres: la liste des délits reprochés est longue pour un paysagiste de la Riviera qui passera la semaine prochaine devant la justice.

Après une faillite ouverte en 2018, cet entrepreneur de nationalité suisse aurait poursuivi son activité sous un autre nom de société. Cette dernière n’a été inscrite au Registre du commerce qu’en 2022, relève le Ministère public.

Durant cette période, il est reproché à l’indépendant d’avoir engagé un collaborateur après l’avoir «astucieusement trompé», peut-on lire dans l’acte d’accusation. Le prévenu «savait que son entreprise et lui-même rencontraient d’importantes difficultés financières» et qu’il ne pourrait pas payer correctement son futur employé.   

Et de fait, pendant l’année qu’ont duré les rapports de travail, l’aide-paysagiste n’aurait été que «partiellement», voire «pas du tout payé». Son patron aurait également falsifié son contrat en modifiant le salaire horaire qui avait été convenu. À cela s’ajoutent des cotisations sociales qui n’auraient pas été versées à la caisse AVS pendant plusieurs mois.

Virgule oubliée

Le paysagiste incriminé aurait également profité de l’inadvertance d’une cliente. Devant s’acquitter d’une facture de 290,75 francs, cette dernière a oublié d’indiquer la virgule dans l’ordre de paiement et lui a versé 29’075 francs. Le prévenu aurait alors «sciemment» omis de restituer l’argent en trop, et ce malgré les demandes de sa cliente.

Le Ministère public l’accuse enfin d’avoir détourné un total de près de 150’000 francs au détriment de ses créanciers, alors qu’il était astreint à une saisie de salaire «dont il avait manifestement les moyens de s’acquitter à tout le moins partiellement».

L’entrepreneur, qui est présumé innocent jusqu’au jugement, comparaîtra le 11 mars prochain devant le Tribunal correctionnel de Vevey.