
L’annonce a été publiée il y a une semaine. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a provoqué quelques remous au centre de Blonay. «Depuis que j’ai émis cet avis de tir, j’ai reçu une vingtaine d’appels», dit Patrick Berner, maître-mineur à la tête de l’entreprise jongnyssoise Sagramat. Forcément, l’usage d’explosifs au cœur du village a de quoi interpeller. Lancé à l’automne dernier, le chantier du projet immobilier «Sur le Crêt» va en effet miser sur la dynamite pour pouvoir avancer.
«Jusqu’à présent, c’est le marteau brise-roche qui a été utilisé pour casser le rocher, car la couche des 2 à 3 premiers mètres était très fracturée, expose le spécialiste. Mais à présent, il s’agit d’atteindre une couche plus compacte et là, il va falloir miner.»
Deux à trois minages par jour
Après un premier tir d’essai qui devait avoir lieu hier, le recours à cette technique est prévu jusqu’au 16 mai prochain. Entre deux et trois explosions quotidiennes sont prévues. «C’est une méthode de démolition qui permet d’éviter le bruit incessant du marteau piqueur», relève Patrick Berner. «Au début, ça fait un peu peur, mais au bout du dixième jour, les gens du voisinage me remercient.» Et d’ajouter: «Ça n’empêche pas le trafic des camions.»
Tout est mis en place selon lui pour assurer la sécurité de l’opération. «D’abord on fore un trou, on y place les explosifs, on fait un bourrage avec des gravillons et par-dessus, on ajoute une protection pare-éclat et pare-bruit.» En outre, des capteurs sont placés aux quatre angles de la zone à terrasser, afin d’analyser l’effet des déflagrations
