Une aide administrative, mais ciblée

Le personnel du guichet administratif se tient à disposition dans les locaux de la préfectures, place du Marché 2.  | K. Di Matteo

Aigle
Dans le cadre d’un projet pilote, la préfecture se tient à disposition pour aider les citoyens dans certaines démarches cantonales. Mais gare aux faux aiguillages.

Vous n’habitez pas dans le district d’Aigle? Votre demande est de responsabilité communale? Vous voulez imprimer des documents administratifs ou privés? Vous habitez en Europe et désirez déménager en Asie? En quelques jours depuis son ouverture, ces différentes demandes se sont invitées parmi d’autres sur le mail ou le téléphone du nouveau guichet administratif installé à la préfecture d’Aigle (de même qu’à Yverdon et la Vallée de Joux pour le Nord vaudois), quand bien même elles n’aient rien à y faire. «Il faut éviter que le service se transforme en bourse aux questions», image le préfet ad interim Fabrice Neyroud.
Les trois collaboratrices installées au deuxième étage de l’ancien Hôtel de Ville aiglon (place du Marché 2) se tiennent bel et bien à disposition des citoyennes et citoyens perdus dans les méandres de l’administration cantonale. «Pour les questions relatives à l’état civil, la justice de paix, les successions, les documents d’identité et permis de séjour, la police du commerce, les poursuites et faillites, etc., énumère Sofia Delija, responsable administrative. Nous tâcherons dans tous les cas d’orienter au mieux tous les demandeurs dans la mesure du possible.»
Pour les questions très pointues, le préfet sera en soutien. «Par contre, tient à préciser Sofia Delija, nous ne faisons pas les démarches nous-mêmes, nous expliquons et nous orientons. De même, nous trouvons le formulaire adéquat et, le cas échéant, aidons à le remplir.»
Au chapitre des prestations non traitées par le guichet, prévient le Canton, on trouve les changements d’adresse (gérés par les Communes), l’assistance à la déclaration d’impôt, les demandes de subsides liées à l’assurance-maladie ou encore la résolution de litiges ou assistance judiciaire.
Ce projet pilote, prévu durant un an, «vise à offrir à toutes et tous des prestations publiques de qualité en décentralisant certains services ou prestations pour une plus grande proximité avec la population». En fonction du bilan qui sera tiré, «le Guichet de proximité pourrait être étendu à l’ensemble des districts du canton», selon Christelle Luisier Brodard, conseillère d’État en charge notamment des institutions.