
Le procès se déroulera le 4 juin. | Adobe Stock
Une quadragénaire chablaisienne, employée d’un service public, fera face à la justice du Tribunal de police de l’Est vaudois début juin pour avoir dérobé 1’600 francs dans un portefeuille qui lui avait été confié par un tiers. Condamnée par ordonnance pénale, elle a fait recours; ce qui lui vaut une audience au prétoire veveysan.
Les faits se sont produits le 29 avril 2024 dans un centre de lavage autos de l’Est vaudois. Un client avait alors oublié l’objet bien garni. Quelques minutes plus tard, un autre client trouve le porte-monnaie et le dépose dans un office public de la région. Le lésé, immédiatement contacté, se présente pour récupérer son bien. Il constate que les 1’600 francs bien rangés ont pris la poudre d’escampette et dépose dans la foulée plainte au pénal et au civil.
L’enquête menée par le procureur Karim Ben Amor a établi que c’est l’employée de l’institution publique qui a reçu le portefeuille qui s’est approprié illégalement son contenu. Il s’avère que la fonctionnaire, qui n’a aucun antécédent judiciaire, «a établi un avis de découverte inventoriant l’objet trouvé et son contenu, en omettant sciemment d’indiquer le montant précité, créant ainsi un faux titre intellectuel».
Toujours en poste
En audience, la prévenue a déclaré «avouer les faits pour clore cette affaire», ajoutant être disposée à rembourser les 1’600 francs détournés au lésé. Pour le magistrat, la prévenue «a agi avec conscience et volonté, dans le dessein de s’enrichir illégitimement au préjudice du détenteur du réticule». Il l’a condamnée dans son office à une peine pécuniaire avec sursis pendant deux ans. La sanction prise, que le tribunal aura donc à juger ce 4 juin, est de 80 jours-amende, à 30 francs quotidiens (2’400 francs). Une amende immédiate de 600 francs a été prononcée à l’encontre de l’accusée, qui doit aussi s’acquitter de 200 francs de frais de procédure.
La fonctionnaire jugée indélicate est toujours en poste, présomption d’innocence oblige. Si elle venait à être condamnée définitivement, après tous les recours possibles purgés, la collectivité publique qui l’emploie ouvrirait alors une enquête administrative.
