
Jonathan Dubas, ancien joueur du Vevey Riviera Basket, estime, non sans raison, que sa taille le trahirait immédiatement s’il s’avisait un jour de se déguiser en Père Noël pour tromper ses filles. | L. Grabet
Ce sont 2m04 de droiture et de gentillesse qui nous font face en ce début décembre. Jonathan Dubas nous a donné rendez-vous au Poisson Rouge, son bar à vins fétiche du centre de Vevey, sa ville de cœur et de naissance.
Là, celui que tout le monde surnomme «Jo» aime découvrir de bons crus. Ce soir, ce sera naturellement un vin chaud maison et de saison pour le vice-champion du monde de basket 3×3. Une belle occasion de parler flocons, ski, froid, hiver et surtout résolutions!
Jonathan Dubas, l’hiver arrive, êtes-vous sujet à la dépression saisonnière?
L’automne et le début de printemps sont parfois un peu longs, mais dès que la neige pointe le bout de son nez, tout va bien. Donc non. Ni déprime, ni coup de mou ou rhumes à répétition. Quand je jouais en Suède, le pays de ma femme, et qu’il ne faisait jour qu’entre 10h30 et 15h, c’était une tout autre histoire… Mais bon, dans le basket, la saison s’étend de septembre à juin, sans véritable pause, et on n’a de toute façon pas trop le loisir de cogiter… Le froid non plus ne me fait pas peur. Je l’aime bien même! Lors de mes années en Suède, il faut dire que j’y ai pas mal goûté.
C’est quoi l’hiver pour vous?
C’est une saison que j’adore, mais aussi une saison pleine de frustrations. En tant que sportif pro, mes coaches m’ont toujours déconseillé le ski et le snowboard. Les risques de blessures y étaient jugés trop importants. Malgré cela, je m’accordais au moins une journée par hiver. Gamin, j’enchaînais les descentes jusqu’à la fermeture. Aujourd’hui, je me contente de quelques pistes entrecoupées d’un long passage au resto d’altitude (rires). L’hiver m’évoque aussi quelques belles sorties à peau de phoque. Car j’en ai beaucoup fait lors de mes années d’études à Saint-Maurice, entre mes 14 et mes 19 ans. J’aime aussi énormément les marchés de Noël. Ils sont souvent un bon prétexte pour se retrouver entre amis!
Quels souvenirs gardez-vous en lien avec l’hiver?
Le plus insolite est celui d’avoir été contraint, enfant, de faire un palmier de Noël, faute de sapin. C’était lors de notre séjour au Malawi, où mon père travaillait pour la Croix-Rouge. J’ai aussi été enfant de chœur lors de plusieurs messes de Noël. Sinon me reviennent des images de joyeux repas de famille, de calendriers de l’Avent, de soirées au coin du feu à lire sous une couverture confortable ou à faire des jeux de société. Toutes sont en fait liées au chalet de famille que nous possédons dans la vallée perdue de Chalberhöni, du côté de Gstaad. Une piste passe juste à côté et c’est là-bas que j’ai appris à skier et à aimer le spectacle des flocons à la fenêtre. Chaque hiver, je passe plusieurs jours, voire plusieurs semaines dans cet endroit magnifique.
Plutôt team raclette ou team fondue?
Je suis raclette toute l’année, sauf l’hiver où la fondue s’impose très majoritairement et tout naturellement. En avril, on en a un peu marre, alors on range le caquelon jusqu’à l’hiver suivant, chose dont je devrais sans doute avoir un peu honte de par mes origines gruériennes de L’Intyamon…
Avez-vous cru mordicus au Père Noël?
Évidemment! Mes parents ne m’ont fort heureusement jamais confronté à de vrais-faux Pères Noël, mais juste à des cookies à demi croqués et à de mystérieuses traces de pas dans la neige. Pour moi, le Père Noël n’est pas censé être vu et surtout pas en plusieurs exemplaires très différents. Il devrait rester un mythe! Je m’emploie à le perpétuer auprès de nos filles de 3 et 4 ans, et je ne pensais pas que c’était si corsé… Mais en pratique, je ne fais que suivre ma femme. En tant que bonne Suédoise, c’est une fan totale de l’hiver et de Noël en particulier. Elle a notamment importé chez nous un elfe malicieux et farceur, très présent en Scandinavie, et qui chaque jour, nous joue un petit tour. Les filles adorent!
Vos bonnes résolutions pour 2026?
En tant que sportif, je suis plus orienté «objectif» que «résolutions». De toute façon, on ne les tient jamais… L’année prochaine commence pour notre équipe nationale 3×3 un long chemin menant aux JO de Los Angeles. En parallèle, je suis en train de lancer une société qui importe des batteries solaires. Je suis à la fois en plein basket et en pleine reconversion, et je suis impatient de voir comment cela va se concrétiser. Mais avant ça, nous partirons en famille en Suède. On y va en voiture. C’est 15h de route et à chaque fois une petite aventure…
