Vivre en collectif dans un manoir

Les dix personnes vivant à la Villa Praz-Fleuri sont heureuses de pouvoir ouvrir leurs portes au public lors de brunchs mensuels ou d’événements occasionnels. 
 | N. Desarzens

Vevey
Un jardin privé s’est ouvert au public le temps d’un après-midi. Un événement que souhaitent réitérer les dix habitants de la villa Praz-Fleuri à l’avenir.

«On bénéficie d’un endroit extraordinaire, avec un magnifique écrin de verdure, propice à la faune et la flore locales. Nous avons envie de partager ce trésor vert.» En ce samedi estival, nous retrouvons Noémie Verdon en pleins préparatifs. D’ici à une petite demi-heure, le jardin de la villa accueillera ses premiers visiteurs.

Au programme de cet après-midi ensoleillé de la mi-juin: des activités ludiques, une dégustation de sirops faits maison, des «bombes à graines» confectionnées sur place ou encore des ateliers maquillage pour les enfants.
Sur les hauts de Vevey, cette maison de maître de 14,5 pièces est partagée par dix personnes depuis le 1er octobre. Conscient de la chance de vivre dans un espace grandiose, le collectif a souhaité décloisonner son lieu de vie, dans une perspective d’échanges avec le voisinage.
Casting de 40 candidats.

Quand Noémie Verdon entend parler de ce projet d’habitation l’été passé, elle saute sur l’occasion. «Lorsque je suis allée visiter les lieux pour la première fois, je n’en croyais pas mes yeux! Cet endroit est simplement magnifique.» Après de nombreux voyages, elle décide de poser ses valises dans sa ville de cœur. Enseignante spécialisée sur l’Inde ancienne à l’Université de Lausanne, elle est aujourd’hui énergéticienne et professeure de yoga.

Un profil qui correspond à l’esprit des lieux. Instigateur de ce projet de colocation, Nicolas Grangier a en effet commencé par sélectionner les futurs habitants de la villa, lorsqu’il apprend que cette maison était à louer. Il précise d’ailleurs d’emblée qu’il préfère le terme de collectif. «C’est un lien plus fort qu’une simple colocation, car notre souhait de vivre à plusieurs repose sur des valeurs communes et notre envie de construire des liens authentiques.»

Avec plus de 40 sollicitations pour rejoindre l’aventure, ce trentenaire a choisi des profils de personnes actives dans l’art ou le bien-être thérapeutique. «Il y a eu énormément de demandes pour vivre et expérimenter cette vie en communauté», relève-t-il. La particularité de ce collectif? Son ouverture vers l’extérieur. «Ici, nous avons aussi envie d’ouvrir notre porte, dans un esprit de partage.»