L’herbe du concours hippique d’Aigle a su convaincre

La Chablaisienne, Mélody Johner, à l’oeuvre durant son parcours.  | B. Menettrier – Photoprod.ch

Equitation
Plus de 120 chevaux et leurs cavaliers se sont départagés pendant trois jours rythmés par des courses d’obstacles, derbies et courses d’attelages.

La pelouse aiglonne, située entre montagne et vignoble, a été investie par une ribambelle d’obstacles bariolés le week-end dernier sur la place des Glariers. Prêts à voir passer par-dessus cavaliers et fidèles destriers, ces différents éléments ont été placés ça et là à l’occasion du troisième concours hippique d’Aigle.

En plus des courses de saut d’obstacles qui ont animé tout le week-end, les spectateurs ont pu assister à un triathlon, une épreuve combinant un cavalier à cheval, une personne à pied et un cycliste. Mais ce n’est pas tout. Le programme comprenait également un derby – un parcours incluant des obstacles naturels–, ainsi qu’un concours d’attelage, où les équidés attelés à une calèche devaient démontrer leur maniabilité en passant entre différents écueils. 

Gazon apprécié

À Aigle, l’évènement s’est déroulé sur une place en herbe. Une exception, ou plutôt un retour aux sources, car désormais la plupart des compétitions équestres se déroulent sur un autre type de revêtement. «Depuis une trentaine d’années, c’est l’avènement des places en sable. Il y a eu un basculement et soudain il n’y a quasiment plus eu de place en herbe, elles ont été désertées», explique Donovan Dupertuis, président de la Société hippique d’Aigle et environs.

Secrétaire du comité d’organisation, Sébastien Delarive souligne les bienfaits de la pelouse. «L’herbe est plus naturelle pour les jambes du cheval. Mais cela demande un peu plus de travail au cavalier qui doit cramponner les fers pour éviter que le cheval ne glisse. Sur terrain herbeux, il y a moins de risque de blessure à moyen terme, car il est plus tendre que d’autres surfaces.» 

Unanimité entre amateurs et professionnels

L’organisation a été un peu chahutée par les aléas de la météo, forçant les organisateurs à déplacer les horaires de certaines compétitions. Mais cet imprévu n’a pas découragé les cavaliers, au contraire! Ce terrain gazonné a su convaincre. «Les autres concours se ressemblent tous aujourd’hui. Pour aller sur l’herbe, il faut souvent aller jusqu’en France. Ici, c’est à côté de la maison et il y a une bonne ambiance», s’est réjouie la Valaisanne Chloé (25 ans).

Le lieu a aussi attiré des compétiteurs de renom, comme la championne romande Mélody Johner. La cavalière qui sera à Paris pour les JO a grandi dans le Chablais. Enchantée de revenir dans sa région, elle a loué le courage des organisateurs pour le choix du terrain. «Ce n’est plus courant d’avoir un parcours sur herbe, mais on a beaucoup de chance que certains clubs en organisent encore. D’autant que nous sommes tributaires de la météo.»

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