«Une passion qui brûle» pour le Blonay-Chamby

| C. Jenny

Festival suisse de la vapeur
Durant le week-end de la Pentecôte, les mordus de trains historiques ont rendez-vous au musée de Chaulin. Des belles mécaniques qui ont fait tourner la tête au jeune Emilien Charrière. Rencontre.

Ils sont plus d’une centaine à œuvrer au chevet de la fabuleuse collection de véhicules tracteurs et de wagons. Emilien Charrière consacre chaque saison plusieurs centaines d’heures à ces antiques mécaniques. Le Montreusien n’est aucunement cheminot, et n’affiche pas la volonté de se retrouver conducteur de trains CFF. 

Son truc à lui, ce sont les ancêtres du rail, ces vraies machines – tant à vapeur qu’électriques – qui lui font éprouver un amour pour ces grands-mères des voies ferrées. «J’ai la passion qui brûle!»

Ferrovipathe dès l’enfance

Un virus qu’il a contracté très tôt lorsque, enfant, sa grand-mère offrait une sortie annuelle à ses petits-enfants sur le Blonay-Chamby. Et très vite, à 14 ans, il est devenu l’un des jeunes membres de l’association. Aujourd’hui, à seulement 20 ans, il est plus accro que jamais, au point de cumuler plusieurs fonctions au sein de l’association. 

L’hiver, il s’adonne, comme beaucoup de membres, à l’entretien des véhicules. En tant qu’électricien de réseau, sa profession pourrait être très utile pour réaliser des tâches de câblage. Que nenni. «Je veux séparer le travail et les loisirs», dit-il avec autorité. 

Il manifeste par ailleurs le désir de se spécialiser dans l’entretien des chaudières des deux locomotives à vapeur qui hivernent au dépôt-musée de Chaulin. Les deux «aïeules» ont droit chaque hiver à un vrai «bilan médical». 

Au four et au moulin

Dès le retour du printemps, qui rime avec la reprise de la circulation des trains début mai, Emilien Charrière cumule deux activités. Il endosse ainsi le rôle du chauffeur sur les locomotives à vapeur, soit celui qui accompagne le mécanicien. Il trépigne d’impatience à l’idée qu’il sera un jour aux commandes de la 105 ou de la 3, les deux vénérables de la compagnie. «Il y a ceux et celles qui optent plutôt pour l’électrique, et d’autres pour la vapeur. On peut choisir!» Emilien Charrière a vite fait son choix.

Pour assouvir pleinement sa passion, il fonctionne aussi comme chef de train sur tous les convois reliant chaque week-end Blonay à Chaulin via Chamby. Il porte fièrement l’uniforme qui était celui des chefs de trains des CFF. Au Blonay-Chamby, il remplit toutes les tâches qui incombent à cette fonction, y compris guider le mécanicien, avec des «roule!», «roule!» depuis la plateforme du dernier wagon, lorsque le train circule machine arrière, de Chamby à Chaulin ou l’inverse.

Avec ses fonctions, Emilien Charrière dédie quasi tous ses samedis et une partie de ses vacances à ces vieux trains qui arpentent la Riviera. Chez les Charrière, le «virus ferroviaire» est familial: son grand frère est aussi aux manettes et sa petite sœur est devenue membre de l’association. Au sein de la grande famille du Blonay-Chamby, la poursuite d’une activité ferroviaire semble être sur de bons rails. 

Plus d’infos:

La traditionnelle grande fête de la vapeur aura lieu du 23 au 25 mai.

www.blonay-chamby.ch

L’art de la table s’invite à bord

Cette année, l’Association du chemin de fer-musée propose la mise en circulation d’un train gastronomique certains dimanches (les 14 juin, 12 juillet, 9 août, 13 septembre et 11 octobre), au départ de Blonay pour l’apéritif. À diverses haltes un menu sera servi, avec un arrêt principal sur le «viaduc du terroir», histoire de savourer le plat principal en admirant le paysage. Inscriptions obligatoires.

L’art de la table s’invite à bord

Cette année, l’Association du chemin de fer-musée propose la mise en circulation d’un train gastronomique certains dimanches (les 14 juin, 12 juillet, 9 août, 13 septembre et 11 octobre), au départ de Blonay pour l’apéritif. À diverses haltes un menu sera servi, avec un arrêt principal sur le «viaduc du terroir», histoire de savourer le plat principal en admirant le paysage. Inscriptions obligatoires.

GALERIE

Depuis son engagement sur les decks en 2020, Jean Juliachs n’a pas mis une seule fois les pieds dans l’eau. Les paris sont ouverts pour la saison 2026.  | N. Desarzens