Les bienfaits de la céramique, un art apaisant

Utilitaires ou décoratives, les créations de Valou Ceramics côtoient les réalisations des participants aux ateliers. | C. Haas

Montreux
À quelques encablures de la gare, Valentine Grutta façonne objets décoratifs et art de la table. Un travail manuel et artisanal auquel les céramistes en herbe peuvent s’essayer le tempsd’un atelier.

Des céramiques colorées qu’elle admirait sur la côte amalfitaine à ses propres créations, Valentine Grutta, fondatrice de la marque Valou Ceramics, a fait de la céramique son échappatoire. Une passion qu’elle partage lors d’initiations à la Casa Valou, son atelier de la rue du Mûrier.

Se relâcher et créer
En 2020, alors étudiante en finance, Valentine commence la céramique dans un but thérapeutique. «Je cherchais une
activité pour me détendre, c’était une démarche personnelle avant de devenir une passion. Quand je fais de la céramique, je ne pense à rien», raconte la Montreusienne de 28 ans.
Durant le confinement, elle se familiarise avec la terre et apprend seule différentes techniques de modelage, comme le pinching (pincer l’argile avec les doigts pour façonner la forme de l’objet désiré). «C’est une technique un peu fatigante, mais je suis un peu anarchiste», plaisante-t-elle.
Alors que ses créations s’accumulent dans son appartement, elle décide de partager son travail sur Instagram. Chemin faisant, son univers séduit et elle reçoit des demandes d’atelier de la part de ses abonnés. Après une première expérience concluante, ces après-midis dédiés à l’émaillage et au modelage ont désormais lieu régulièrement, selon le nombre de participants intéressés.
Amis, familles, ou collègues y découvrent l’art de la céramique sous le regard avisé de Valentine Grutta. «C’est un moment de partage où le côté humain compte beaucoup. Pendant
ces ateliers, j’essaie de créer
une ambiance chaleureuse propice au laisser-aller. C’est essentiel!»
La beauté des imperfections
Réaliser des pièces artisanales demande un long processus. Une ode à la patience dont les novices prennent conscience lors de la pratique; mais aussi lors de l’utilisation de sa propre création. Déguster un café dans une tasse que l’on a fait soi-même n’a pas tout à fait la même saveur.
S’essayer à la céramique, c’est aussi savoir apprécier le charme des aspérités dont chaque pièce porte la trace, car obtenir un résultat parfait relève de l’illusion. «J’aime ce côté parfait et imparfait du fait-main, c’est toute la beauté de cet art», se réjouit Valentine.
À terme, elle souhaiterait consacrer plus de temps à cette activité, tout en gardant la dimension intimiste de son entreprise. «Je tiens à ce que ça ne soit pas une usine!» Pour l’heure, elle expose lors de marchés et vend ses pièces sur Internet.

Plus d’infos: www.valouceramics.com

 

GALERIE