
Leo et Colin Wahli , de la société Grano Maté. | DR
Lancé il y a maintenant quatre ans par Promove, organisme officiel de promotion de la Riviera et de Lavaux, le concours “Mérites de l’Economie” a pour but de récompenser les entreprises «qui, par leurs initiatives, leur énergie et leur engagement, contribuent à stimuler l’économie régionale».
Les candidats se distinguent dans quatre catégories principales: «Entreprendre», «Impact », «Proximité» et «Rayonnement».
Les lauréats seront dévoilés au cours d’une soirée de remise des Mérites, qui se déroulera le 14 novembre prochain, à Montreux. En attendant, après plusieurs séances de délibération et des rencontres avec certaines entreprises candidates, l’organe de promotion économique a déjà sélectionné, et révélé, six finalistes dans les catégories «Entreprendre» et «Proximité ». Parmi lesquelles se trouve, notamment, votre journal «Riviera Chablais Hebdo». Portraits express.

«Il commence à y avoir une prise de conscience pour repenser l’art de construire. Mais les choses avancent très lentement», déplore Esther Bonté. La start-up fondée à Corsier-sur-Vevey, qui a développé des modules de bois, munis d’une fixation facilement transportable, est aujourd’hui en quête de projets à réaliser, à même de démontrer que cette innovation s’avère «moins chère, plus écologique et super efficace». Venu de l’industrie automobile, son époux Maxime Calderaro, patron de l’entreprise et ingénieur, «est toujours à la recherche de solutions de problèmes», relève son épouse. Porté sur les rénovations dans la construction, il rêvait de créer ses propres biens et a mûri l’idée de son système depuis 2010. Ses modules brevetés se composent de différentes couches de bois, d’un isolant de fibres de bois, et de contreplaqué de pin maritime français.

«L’envie? Elle a germé avec mon besoin personnel, puisque j’ai souffert d’eczéma depuis petite et que les crèmes ne fonctionnaient pas ou étaient à base de cortisone. Mais aussi par mon expérience professionnelle dans une entreprise de cosmétiques», lâche Gilonne Camu. «J’ai voulu couper avec tout ça, et proposer une autre façon de fonctionner, une alternative de produits qui ne soient ni chimiques, ni de synthèse.» Cette maman d’un enfant nécessitant également des soins appropriés a donc fait le tour des producteurs locaux, durant deux ans, pour trouver ses composants d’huiles végétales, d’eaux florales et d’extraits de plantes. Elle œuvre sans intermédiaires, en circuit court, en rémunérant correctement les agriculteurs et en garantissant le traçage des matières premières. Un laboratoire en France voisine fabrique ses produits.

S’il n’avait pas vraiment une vocation d’entrepreneur, Leo Wahli se souvient d’avoir toujours eu en lui une envie «de comprendre, et de faire». «Depuis tout petit, je passais des heures à essayer de créer quelque chose, puis voir comment l’utiliser.» Durant le Covid, son goût pour le maté l’a poussé, dans sa cuisine à Vevey, à en retrouver la composition, la reproduire et à compléter la recette par des sirops. Loin de vouloir «partir conquérir le marché», il a pour ambition d’être un «boissonnier» qui a du sens et des valeurs écologiques pour la région. À terme, il espère bien sûr pouvoir en vivre et même créer de l’emploi.

Théophile Burnet a créé en 2023 son entreprise d’aide informatique à domicile pour les seniors. D’abord à mi-temps, il s’y consacre entièrement depuis février. En plus de l’assistance à la maison, il s’est rapproché de mouvements d’aînés et d’associations, comme l’Escale, à La Tour-de-Peilz, et le réseau montreusien «Jaman 8», pour que ces personnes puissent ensuite aussi «se rencontrer et sortir de leur isolement».

«Au début, c’était d’abord ma passion, et j’avais envie de la partager! Dès l’âge de 15 ans, j’ai aimé danser avec mon groupe de copines. Et puis on m’a demandé si je ne voulais pas donner un cours ici, puis là, et ça a très vite évolué. Une école? Pourquoi pas, ce serait sympa. Et voilà, ça fait déjà 21 ans. En fait, cela s’est bien développé, comme ça, au fur et à mesure des souhaits et des opportunités», raconte avec enthousiasme Vanessa Costanzo. Qui, à la base, a une formation d’éducatrice, «se complétant bien» à l’accueil de petits danseurs dès l’âge de 3 ans.
