
Il est prévu d’étendre le périmètre de la décharge. Oui, mais quand? | C. Boillat
Lors de la dernière séance du Conseil communal, le municipal Michael Dupertuis a fait un point de situation sur la déchetterie communale, sous-traitée depuis de nombreuses années à une entreprise privée, Thommen SA. «L’augmentation continue de la population bellerine, 8’500 habitants fin 2023, donc plus de 1’500 de plus ces dix dernières années, nécessite d’améliorer notre déchetterie, notamment pour assurer une meilleure sécurité des utilisateurs.»
L’entreprise, qui perçoit 35’000 francs par an, va dans ce sens. «En 2021, un projet de réaménagement de la déchetterie communale que nous accueillons a été lancé», annonce Gabriel Bruni, directeur du site. «Nous savons qu’il y a une volonté réelle de Thommen de l’agrandir. Ils nous avaient montré de très jolis plans en ce sens», renchérit le municipal.
De plus, comme l’a annoncé Michael Dupertuis, «une amélioration du site nécessite en premier lieu la démolition de bâtiments vétustes en bordure de lisière forestière». Gabriel Bruni confirme: «Nous avions à l’origine décidé de démolir des anciens bâtiments vétustes, le long de la rivière Avançon, une surface d’environ 100 m de long. Selon les lois et ordonnances en vigueur, nous devrions reculer de 10 m à l’intérieur de la parcelle pour toute nouvelle installation. Il est clair que c’est une perte importante en termes de terrain à bâtir, notion importante pour une entreprise de recyclage comme la nôtre.»
«Attachés à trouver une solution»
Ces 1’000 m2, sur les 2’500 supplémentaires envisagés, remettront-ils en cause l’extension? «J’espère que non, ce serait alors une forte déception», poursuit l’édile. Chez Thommen, on est loin de peindre le diable sur la muraille. «Pour l’heure, le projet d’extension n’est ni bloqué, ni refusé. Nous évaluons les possibilités et planchons avec notre architecte pour trouver la meilleure solution à l’avenir. Nous sommes attachés à trouver une solution avec la Commune, pour la population, et à long terme», assure Gabriel Bruni.
Michael Dupertuis a aussi déclaré en séance du Conseil communal que «le projet va d’écueils en écueils». «La DGE (ndlr: Direction générale de l’environnement du Canton de Vaud), section Forêt, n’accepte pas que de nouvelles installations y soient construites. De plus, en fin d’année passée, la DGE-Eau a ajouté sa pierre à l’édifice en relevant des problématiques qui nécessitent des investissements importants en matière de gestion des renvois d’eau».
De son côté, la DGE-Forêt commente simplement en disant que «à notre connaissance, ce projet en est au stade de discussions préalables uniquement. Il n’a pas été officiellement déposé, et donc la DGE-Forêt ne s’est pas prononcée». Si tel devait être le cas, le projet sera examiné «sous l’angle de la législation forestière et des conditions légales».
Et si l’extension n’avait jamais lieu? «Nous possédons une parcelle constructible qui irait bien, mais ça implique des coûts très importants en matière de gestion et de personnel. Ce n’est pas d’actualité, du moins pas durant cette législature», conclut Michael Dupertuis.
