
Le maître-verrier Guy Cristina, directeur de l’école | C. Boillat
Pour la première fois, l’École suisse de vitrail et de création de Monthey s’apprête à souffler les bougies de sa fondation dans ses propres locaux. «Nous avons pu en effet acquérir nos locaux que le propriétaire qui nous hébergeait depuis longtemps voulait vendre. Il a fait preuve de patience et de bienveillance pour que nous puissions trouver les fonds. Car il n’était pas envisagé de délocaliser notre école», déclare le directeur Guy Cristina.
En d’autres termes, l’institution, menacée, est sauvée, au terme d’une longue saga pour le maître-verrier. «Ce fut un travail de longue haleine. Mais nos actions pour trouver des donateurs ont permis d’en fédérer plus de 400. Ce sont des privés, des passionnés, des entreprises, des fondations, la Loterie Romande, la Commune de Monthey, etc.
400’000 francs sont tombés dans la caisse, somme qui a permis de contracter un emprunt de 350’000 francs. La SARL de L’École suisse de vitrail et de création est donc seule propriétaire des locaux, «qui auront besoin d’être en partie rénovés, progressivement et en douceur».
Guy Cristina regarde désormais l’avenir avec sérénité. Membre de l’association faîtière suisse du vitrail, son école va pouvoir continuer outre ses nombreuses activités à surtout former des apprentis. Actuellement, trois le sont à Monthey, uniquement des femmes. «Il est capital que nous puissions continuer à former des maître-verriers, afin que ce savoir-faire ancestral puisse perdurer dans notre pays», conclut Guy Cristina.
Place à la fête
L’occasion de fêter la bonne nouvelle arrive à grands pas. L’École suisse de vitrail et de création ouvrira en effet grands ses locaux artistiques de la rue de Venise, le 26 octobre. Avec un large programme de festivités pour célébrer dignement ses 40 ans d’existence, évidemment autour de ce savoir-faire ancestral. Démonstrations, conférence, concert, et même de quoi se sustenter sont inscrits au menu, de 10h à 20h.
L’École suisse de vitrail et création a été fondée à Sion par Danièle et Pierre Louy. Ces artisans-artistes ont formé plusieurs verriers-créateurs, forts de leur importante formation suivie à la prestigieuse École nationale supérieure des arts appliqués et métiers d’art de Paris.
En 2000 le Montheysan Guy Cristina, pas encore municipal, reprend l’école. Les vitraux et leur création prendront alors résidence dans une grande bâtisse sur deux niveaux de plus de 200 m2 en tout, avec jardin, dans la rue de Venise. Sur les bords de sa Vièze natale, le maître-verrier va donner un essor important à l’école suisse, assurant la formation de ses successeurs vitraillistes et proposant divers ateliers, cours, etc.
