Les œuvres de Géa Augsbourg s’invitent au château

Dessin à Paris.   | DR

Aigle
La première exposition depuis l’entrée en fonction de la nouvelle directrice fait la part belle à cet artiste vaudois mort il y a un demi-siècle. À voir jusqu’à l’été prochain.

«À l’occasion du 50e anniversaire de la disparition de Géa Augsbourg, le Château d’Aigle présente une exposition consacrée à cet artiste incontournable du Pays de Vaud», annoncent les responsables de cette exposition temporaire qui prendra place jusqu’au 17 août.

Aux cimaises de la vénérable forteresse, de nombreux dessins, peintures et documents personnels du corpus de Géa Augsbourg, né Georges-Charles Augsburger, le 11 janvier 1902 à Yverdon et mort le 7 février 1974 à Prilly. Cette rétrospective est la première au château sous la houlette de sa nouvelle directrice, Sophie Menghini.

Artiste aux multiples talents, Augsbourg a marqué son époque en tant que dessinateur (notamment de presse), peintre, céramiste et journaliste. Son travail se distingue par une incroyable diversité. Le Vaudois a notamment collaboré avec le génie de la peinture russe, Marc Chagall, ou encore avec le fameux écrivain genevois Charles-Albert Cingria.

L’exposition célèbre aussi le lien étroit de Géa Augsbourg avec la vigne, notamment à travers les étiquettes de vin qu’il a créées, ainsi que le portefeuille «La terre vaudoise et ses vignes», illustré d’un texte de Charles-François Landry. Rappelons que le Château d’Aigle, porte d’entrée des Préalpes vaudoises et emblème du Chablais, abrite le Musée de la vigne, du vin et de l’étiquette.

La ruralité suisse sous le pinceau

Le jeune Géa Augsbourg a d’abord entrepris des études scientifiques, avant de se tourner et consacrer sa vie à l’art. «Après un séjour à Ostende où il découvre la peinture, il s’installe à Paris dans les années 1930, où il côtoie des artistes comme Jean Cocteau et Max Jacob», relève l’institution aiglonne. Augsbourg a ainsi exposé une toile au Salon des surindépendants.

Reconnu pour ses dessins de presse et ses portraits de la ruralité suisse, il vit entre la France et la Suisse. Il est gratifié en 1937 du Prix des arts franco-suisses. «Marqué par la Seconde Guerre mondiale, Géa retourne en Suisse, où il continue à illustrer et à collaborer avec la presse, relèvent encore les responsables de l’exposition. Son œuvre, vaste et multiforme, a fait l’objet de plusieurs monographies et rétrospectives, notamment pour son centenaire en 2002.»

Plus d’infos: chateauaigle.ch/musee-de-la-vigne