
«La Race» voit se confronter huit pilotes, qui partent sur la même ligne de départ en haut d’une rampe. | DR
Le bicross est apparu dans les années 70 aux États-Unis sous le nom de BMX (Bicycle Moto Cross). En Europe, il vit d’abord dans l’ombre du populaire VTT. Dans les années 90, le bicross arrive sur le devant de la scène grâce aux événements télévisés que sont alors les Xtreme Games de la chaîne Eurosport.
Le BMX Club Chablais (BCC) naît justement dans ces années 90 et les membres n’ont pas tardé à affluer, pour se fixer à
74 actuellement. «Nous sommes un club résolument chablaisien, pas plus valaisan ou vaudois, même si nos pistes sont situées à Bex et à Aigle», nous renseigne Krystel Suter, responsable des entraîneurs au sein du BCC.
Si le bicross se décline sous différentes variantes, dont le «Freestyle» (apparu aux Jeux olympiques 2020 de Tokyo), c’est «La Race» qui est pratiquée par les adhérents chablaisiens, soit en mode compétition, soit en mode loisirs. «La Race» est l’épreuve qui a valu à la Suisse une médaille de bronze aux derniers Jeux olympiques, grâce à Zoé Claessens. Cette discipline a été introduite aux Jeux de Pékin en 2008.
Dès 5 ans!
La victoire de la fille d’Echichens a-t-elle boosté l’intérêt pour le bicross dans le Chablais? «Nous verrons cela en début d’année 2025, lors des inscriptions pour les journées d’initiation, mais nous n’avons pas vraiment de problèmes de recrutement, principalement grâce au bouche-à-oreille, poursuit Krystel Suter. Cette année, nous avons eu une quarantaine d’enfants à l’école de BMX. Nous acceptons les candidatures dès l’âge de 5 ans.»
En compétition, le BMX Club Chablais vient de terminer la saison 2024 avec un titre historique de champion des clubs de l’Association romande de BMX (ARB). Cette compétition romande réunit autant les jeunes que les adultes. «À chaque course, il est attribué des points seulement aux cinq premiers de chaque catégorie. Ce système est destiné à ne pas favoriser les clubs qui ont davantage de pilotes. Un classement général est établi. Après six manches sur sept (ndlr: de mars à octobre), nous étions au 2e rang et nous pensions que nous finirions la saison deuxième ou troisième», explique le vice-président Philippe Roud.
Sur le fil
Et voilà que l’ultime manche du 5 octobre a permis au BMX Club Chablais de prendre la première place. «C’était incroyable, nous terminons champions avec 1 point d’avance sur Echichens et deux sur Nord-Vaudois», précise Krystel Suter. Le BCC a engagé 24 pilotes dans la compétition, contre 45 pour Echichens et 31 pour Nord-Vaudois.
Rappelons qu’une piste de BMX mesure entre 340 et 400 mètres (en terre avec des virages en dur). Elle est constituée de zones plates, de virages relevés et de bosses. La course voit se confronter huit pilotes, qui partent sur la même ligne de départ en haut d’une rampe. Ce sont des courses à la place et non au chronomètre.
www.bmxclub-chablais.ch
Si le BMX Club Chablais est à féliciter pour son titre romand, plusieurs de ses pilotes ont également brillé à titre individuel. Esteban Pino (en 8-9 ans), de Troistorrents, et Kevin Suter (en 12-13 ans), de Collombey, sont champions romands. Alors que Léon Borloz, de Corbeyrier, a été sacré champion romand et vaudois sur une manche, le 5 octobre, en 12-13 ans.
Emil Vanay, de Collombey, est vice-champion romand en 5-7 ans après avoir terminé chaque course sur le podium. Vice-champion, mais en «plus de 25 ans», on retrouve Gabriel Bontems, de Roche. Le BCC souligne aussi les 5e rangs de Léonard Pino (Troistorrents) en 10-11 ans, Mattéo Martin (Ollon) en 14-15 ans et Samuel Perotti (Aigle) en «plus de 16 ans».
