Les étudiants hôteliers de Caux toujours plus prisés

Chaque année, environ 1’500 élèves de la Swiss Hotel Management School peuvent échanger avec des représentants de grands groupes. Avec parfois un emploi à la clé. | P. Combremont

Journées du recrutement
Plus de 220 représentants de grands groupes internationaux ont fait le déplacement au Palace la semaine dernière. Leur objectif: recruter les talents de l’École hôtelière SHMS.

Voilà déjà seize années que la fameuse école située sur les hauts de Montreux organise un tel événement particulier pour ses étudiants, soit environ 1’500 élèves. Signe que la formation de ces derniers est de plus en plus prisée, l’événement a beaucoup grandi au fil des éditions. «Nous avons 10 à 20% de sociétés et d’industries en plus qui viennent y participer», se réjouit Antonia Vollet, qui organise ces journées feutrées sur le campus de la Swiss Hotel Management School. La qualité a aussi évolué. «On est loin d’une simple présentation des entreprises. On est avant tout dans une dynamique de véritables échanges et de recrutement.»

Une approche également relevée par Julie Tiranty, présente pour «Cheval blanc», un grand nom qui fait partie du groupe LVMH. «S’il y a plus de jeunes ayant envie de rejoindre une marque, c’est pour ce qu’ils peuvent lui apporter. Ils ont des valeurs.»

Des profils plus ouverts

Autre raison de se déplacer pour un «petit» établissement cinq étoiles français comme l’Hôtel de Beaune: la qualité de la formation hôtelière, mais aussi des profils et de la motivation pratiquée ici. «Malgré de nombreux avantages de travail et salariaux, il est devenu compliqué chez nous de trouver des gens qui ont envie d’évoluer dans cette profession. Beaucoup cherchent juste un job, sans passion, et ne veulent pas prendre de responsabilités», relève Léana Lièvre.

La compagnie aérienne Swiss était également présente à ces deux jours de recrutement pour trouver les perles rares. «Le fait que l’école accueille maintenant davantage d’élèves européens est intéressant pour nous. Depuis le Covid, il y a plus de gens qui ont des connaissances dans les langues et qui sont aussi susceptibles de parler allemand. Ils sont aussi mieux informés sur ce que l’on fait et sur tous les différents métiers», note son représentant Laurent Bovey. 

Pour les étudiants, avoir les recruteurs «qui viennent directement à eux sur le campus» représente une opportunité. La participation à l’événement et les entretiens sont ainsi bien préparés, déjà dans le cadre des cours et font partie de leur expérience. Mais ce n’est pas tout. «Nous avons aussi des échanges directs avec certains établissements qui nous soumettent leurs besoins et leurs postes ouverts. Nous pouvons ainsi voir si nous avons un profil correspondant à leur présenter», conclut Antonia Vollet.