Cyril Vocat rêve de Coupe du monde

Cyril Vocat est sur le circuit du Cirque blanc depuis 2020. Ses meilleurs résultats: en course FIS (7e), en Coupe d’Europe (47e). | DR

Ski alpin
À 20 ans, le Valaisan est l’un des espoirs suisses. Ce spécialiste de descente se réjouit de dévaler le Lauberhorn cette saison.

Ce jeudi, on joint Cyril Vocat dans le bus de son long retour de Davos, où il a participé à trois Géants, des courses FIS réunissant l’élite de la relève suisse. Sur ses résultats, il est mi-figue, mi-raisin. «Les deux premières courses se sont mal passées, mais aujourd’hui, j’ai fini septième et je suis content.»
Un bon résultat, alors que sa préférence va plutôt au Super G et à la descente. «J’aime la vitesse, les sauts, l’adrénaline», glisse-t-il. À 20 ans, le citoyen de Saillon, membre du ski club d’Ovronnaz, est, avec Gabin Janet de Verbier, le plus grand espoir du ski valaisan. Il a déjà participé ces deux dernières saisons à neuf courses en Coupe d’Europe. C’est l’ultime étape avant le sommet, la Coupe du monde, son objectif, comme celui de tous ses jeunes concurrents. «C’est notre rêve à tous!» En début d’année prochaine, Cyril dévalera, pour la première fois, toujours dans le cadre de la Coupe d’Europe, l’une des pistes les plus mythiques du monde: le Lauberhorn. «Je courrai aussi sur celle de Montana. Ça va être une belle saison», se réjouit-il.
Cet hiver est d’autant plus important pour le jeune champion que, sa matu en poche, il a décidé de se consacrer totalement au ski, histoire de mettre un maximum de chances de son côté. «Avoir ce diplôme était la condition requise par mes parents. Une forme de sécurité», relève Cyril Vocat.
Ces trois dernières années d’études, il les a passées au Centre national de performance de Brigue, partageant la vie d’une vingtaine de jeunes champions de son âge, de ski, mais aussi, de ski de fond et de hockey sur glace. «Il y avait un peu de tout. Je me suis fait des amis dans d’autres sports, c’était très sympa!»
À l’âge de 3 ans, Cyril Vocat skiait déjà dans le sillage de son mordu de papa. Et quand on lui demande qui est son modèle, le nom de Marcel Hirscher sonne sans hésitation, même si le retour de l’Autrichien a tourné court sous les couleurs des Pays-Bas cette saison (ndlr: déchirure du ligament croisé du genou gauche à l’entraînement la semaine dernière). «J’ai toujours aimé son style engagé, avec beaucoup d’angles. Il était très beau à voir skier», déclare l’espoir valaisan, pour qui tous les rêves sont permis.