
La structure de l’étoile atteint 8 mètres. | C. Dervey – Archives 24 heures
«Que de doux souvenirs. Je porte cette étoile dans mon cœur. Et j’en ai créé une, certes pas la même, pour le clocher de la chapelle que je restaure dans le Var. Un peu d’Aigle et de vous tous est avec moi.» Ce vibrant témoignage sur les réseaux sociaux fait l’éloge, avec photo à l’appui, de la grande étoile lumineuse que l’on peut voir briller année après année, du premier jour de l’Avent à l’Epiphanie.
Cette démarche, on la doit depuis 50 ans déjà, à André Tille. Ingénieur électricien, l’octogénaire aiglon l’a conçue et installée dans la forêt de Plantour, au-dessus de la maison familiale. «À l’origine, j’avais tiré un fil aérien et installé une grande ampoule rouge, figurant le nez de Rudolf, un des rennes du Père Noël.»
Puis, l’Aiglon décide de rapidement relier l’appendice nasal de Rudolph à une grande étoile. Située un peu plus loin, la structure est faite de bois et d’ampoules. «J’avais des lambourdes de 2 m pour commencer, puis 3m et 4 m. Les ampoules d’origine ont fait place à du LED.» La première ligne électrique étant trop dangereuse, André Tille tire finalement un câble enterré depuis le cimetière de Châble-Croix.
Une demi-journée de travail
«Toutes les heures, le point rouge s’éteint, et, hop, l’étoile danse», relève une internaute. On peut en effet admirer l’ensemble illuminé depuis l’autoroute, à la hauteur de Roche, aussi depuis Torgon, et depuis le Pic Chaussy. À noter encore que la Commune paie l’électricité.
Les Tille convient chaque année la population à venir assister au montage et à partager un moment de convivialité autour d’un verre ou d’une fondue. C’est une tradition familiale. «Il faut à peu près une vingtaine de minutes à pied pour amener tout le matériel sur la colline et une demi-journée pour l’installation et le câblage», note André Tille.
«Ce sont mes cinq enfants et dix petits-enfants, ainsi que leurs amis, qui s’en occupent totalement désormais. Je suis monté encore cette année, mais je crois que c’est la dernière fois. Je m’essouffle trop vite», poursuit l’octogénaire, dont l’œuvre émerveille chaque année petits et grands à l’heure de la trêve de Noël.
