Le chat Taranis tué par balle en plein village

Taranis, maine coon de 9 kilos, avait seulement 2 ans.  | DR

Vérossaz
L’animal a été abattu à l’aide d’un 22 Long Rifle dimanche. La famille, ses proches et les voisins sont particulièrement choqués. Plainte a été déposée.

«Franchement, c’est dégoûtant de tirer sur un chat. Surtout en plein village où des enfants jouent dans la même rue. Taranis, c’était un pépère adorable. Un gros patapouf que les gens aimaient dans le quartier, où il se promenait librement», détaille Mickaël Chatelet. Il ne quittait généralement pas son village, perché au-dessus de Saint-Maurice.

L’entrepreneur chablaisien, actif dans la filière du bois, et sa femme Valérie sont particulièrement choqués, tristes et en colère face à la mort de leur animal en pleines Fêtes de fin d’année. «Nous avons caché les raisons à notre petit garçon. Nous lui avons dit qu’il avait été renversé par une voiture», poursuit Mickaël. Mais ce n’est pas comme cela que ça s’est passé. De loin pas… Taranis, maine coon de 2 ans, portant bien ses 9 kilos, n’a pas été heurté par un véhicule, blessé mortellement par une clôture barbelée, de cause naturelle. Il a été abattu. Par balle…

Les Châtelet savent beaucoup de choses sur la disparition brutale de leur matou. «Il avait un collier avec un GPS relié à une application installée sur nos téléphones», explique le Véroffiard. Ce qui nous permettait de le suivre à la trace, surtout quand il rentrait tard.» Dimanche à 18h45, le pépère part en balade. Aux abonnés absents à 21h30, et après plusieurs appels, le couple se connecte sur l’app Tractive. La position indique une localisation surprenante et, surtout, éloignée. 

Jeté à 7 km

Taranis se trouve vers Les Giettes, à près de 7 km de route de sa maison, une première. Inquiet, Mickaël se rend sur place. Il fait nuit, c’est la forêt, le terrain est escarpé. Il ne trouve pas son chat, remet la recherche au lendemain. Tôt, son épouse se rend sur place et découvre avec stupeur le corps, abandonné dans un talus. Son mari se déplace immédiatement pour récupérer leur pauvre patapouf.

«Entre-temps, notre voisin m’a contacté pour signaler la présence de grosses taches de sang en bordure de route, non loin de notre maison. J’ai d’abord pensé qu’une voiture avait percuté notre chat. Mais ça ne semblait pas évident.» Mickaël se rend avec le corps chez son vétérinaire, à Monthey. Et demande une autopsie. Trois heures plus tard, le médecin présente ses conclusions: Taranis a été abattu par une balle retrouvée dans l’abdomen. Le projectile, rayé, a été tiré avec un 22 Long Rifle.

Ce jeudi, Mickaël a déposé plainte auprès du Ministère public. Il a remis toutes les pièces, dont la balle. Il a écrit au vétérinaire cantonal et à la Commune. «Nous nous battrons jusqu’au bout et mettrons tous les moyens pour que la lumière soit faite. Pour Taranis, pour nous, spécialement pour notre petit garçon», conclut-il.

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