
Jr. Robinson espère réaliser une bonne mi-saison pour que se présente enfin à lui l’opportunité d’évoluer dans une grande ligue. | E. Di Lello
Fraîchement arrivé, Steve Jr. Robinson nous a ouvert les portes du Reposieux après son premier entraînement. Déjà complice avec les autres Américains comme les plus jeunes joueurs de l’équipe, dont certains qu’il connaît déjà, l’ex-capitaine des Sangliers semble avoir rapidement retrouvé ses marques. Malgré la fatigue, le maître à jouer a accepté de revenir sur les mois qui ont suivi son départ de Monthey, son attachement au club et son ambition pour son retour dans le Bas-Valais.
Globe-trotter
Comme la plupart des recrues étrangères, Jr. Robinson considère davantage la SB League comme un point de passage qu’une destination finale. Après avoir rayonné la saison dernière, le joueur originaire de Caroline du Nord s’est envolé pour de nouveaux horizons l’été passé. D’abord en Arabie Saoudite, où il a évolué un mois et demi dans la section basket du club d’Al-Ittihad, avant de revenir dans son État pour participer au camp d’entraînement des Swarm de Greensboro en G-League, l’antichambre de la NBA.
«J’ai simplement signé pour le temps de deux coupes en Arabie Saoudite. C’est un style de vie et un basketball différents, mais j’y ai passé un bon moment. Concernant la G-League, j’ai bien performé et j’étais apprécié, mais ils ne m’ont pas gardé pour autant…»
Après une nouvelle porte fermée par son mètre 65, le petit meneur reprend l’entraînement de son côté en attendant de connaître la prochaine étape de sa carrière de globe-trotter.
Un amour réciproque
C’est lorsque Le Sann se fracture le pied à sept minutes de la fin du dernier match de l’année que Claude Pottier et son comité pensent à recontacter celui qui composait avec Michael Forrest l’un des duos les plus excitants du pays. «Dès que le club m’a demandé de revenir, j’ai accepté, affirme Steve Jr. Robinson. J’aime Monthey, surtout pour ses gens et ses fans. L’ambiance au Reposieux n’a pas d’égal en Suisse.»
Alors que les souvenirs de son public le concernant sont unanimement positifs, sur et en dehors du parquet, l’Américain reste positif en évoquant sa nouvelle équipe, pourtant reléguée à la septième place du classement après trois défaites d’affilée. «J’ai regardé leurs matches et pas mal d’entre eux ont été perdus en deux ou trois minutes. La gestion des temps faibles et forts est quelque chose qui peut être améliorée. Après, on n’est pas loin non plus des autres équipes et on peut rapidement réintégrer le top 5 en enchaînant les victoires. Il n’y a pas de raison de paniquer», assure le leader.
Et de continuer: «Pour le reste de la saison, j’ai juste envie d’aider l’équipe à être aussi forte que possible. Peu importe ce que ça implique, des victoires ou des défaites, tant qu’on se donne les moyens de jouer notre meilleur basket, j’en serai ravi.»
