« Nous n’avions pas imaginé qu’il y aurait tous ces incidents »

Aigle
À la suite du déménagement de l’école de cirque Snick, le municipal aiglon Fabrice Cottier reconnaît que les travaux de la rue Plantour 3 ont été «compliqués».

«On a l’impression d’avoir été pris pour des clowns, c’est le comble pour une école de cirque…» Il y a quelques semaines, Sébastien Pichard, président du comité de l’Association de l’école de cirque Snick, ne masquait pas une certaine amertume. Usée par des mois de travaux et surtout par des déboires à répétition, entre absence de chauffage ou d’eau potable, prises à nu et infiltrations d’eau, l’institution circassienne avait fini par quitter Aigle et le bâtiment communal de la rue Plantour 3 pour poser ses valises à Bex, en zone industrielle, où elle s’est sentie «bienvenue». 

Contacté pour réagir au déménagement – définitif après un exil temporaire entre l’automne 2023 et l’été 2024 –, Fabrice Cottier, municipal aiglon chargé des bâtiments, se dit «triste» du départ de l’école de cirque, qui compte une centaine d’élèves. «Nous avons eu à l’Hôtel de Ville deux ans de travaux compliqués, pour nous comme pour nos locataires, reconnaît l’élu. Si on avait su, on aurait résilié temporairement les baux, cela aurait été beaucoup plus simple. Nous n’avions pas imaginé qu’il y aurait tous ces incidents à partir du moment où nous ne touchions pas ces locaux dans le cadre de la rénovation…» 

Et Fabrice Cottier de détailler les déboires des autres locataires. «Pour le Théâtre Waouw, cela s’est encore moins bien passé, ils ont été inondés plusieurs fois et on est intervenus le plus rapidement possible à chaque fois. Le bar 118 a aussi subi des dommages et surtout des nuisances sonores. Il est actuellement toujours fermé, mais il y a la perspective positive d’une réouverture pour avril-mai une fois que tous les travaux des aménagements extérieurs seront terminés.»

Le municipal réfute par contre tout souci de communication avec Snick. «Nous les avons rencontrés à plusieurs reprises. Nous avons réduit les loyers pendant toute la durée des travaux et avons même proposé une suspension de loyer pendant les travaux des aménagements extérieurs. Nous avons aussi essayé de trouver des solutions pour de nouveaux locaux, mais nous n’en avions simplement pas de libres et adaptés à leurs besoins.» Ironie de l’histoire, le chauffage, qui causait de nouveaux soucis à Snick, a pu être remis en fonction la semaine suivant le départ de l’école…