
La Grande-Eau dans sa traversée d’Aigle, lors des dernières tempêtes de l’an passé. | C. Dervey – 24 heures.
«Ce sont des travaux très conséquents, mais absolument nécessaires si l’on veut assurer la sécurité de la population et la protection du bâti. Et ce d’autant plus que les crues risquent d’être de plus en plus rapprochées et plus importantes», résume Jean-Luc Duroux, qui dévoile le catalogue de la seconde – et donc dernière – étape de la correction fluviale de la Grande-Eau. La rivière, longue de 26 km, prend sa source sur le versant vaudois des Diablerets, traverse la vallée des Ormonts avant de sillonner Aigle et Yvorne et de se jeter dans le Rhône.
«Les quatre grands chantiers sont principalement sur Aigle, et en partie Yvorne. Les Ormonts ne sont pas impactées», poursuit le municipal aiglon, qui précise «qu’ils sont entièrement menés par le Canton». Vaud va financer en grande partie les quelque 11 millions dévolus à ces ouvrages. «5% sont à la charge de nos deux Communes, dont 4% pour Aigle», complète l’édile.
La première installation de chantier se fait ces jours-ci. Entre le pont de la rue de Lausanne et la passerelle de mobilité douce des Glariers, trois mois seront nécessaires. Au menu: la réfection des fondations des murs de protection des berges et le renforcement des enrochements.
La deuxième tranche de travaux se déroulera entre le site de l’usine électrique des Farettes et la herse dite de «l’Écluse», qui a été installée pour bloquer les billots de bois qui dévalent. Ils courront de décembre à mars afin de renforcer les berges endommagées par l’érosion.
Le cours d’eau sera élargi
«Le gros morceau et techniquement le plus compliqué est celui constitué par le secteur de la traversée d’Aigle», détaille Jean-Luc Duroux. Les travaux seront menés durant les hivers 2025-2026 et 2026-2027. Le pont historique dit «Napoléon» doit être mieux protégé. Des aménagements urbains sont envisagés. Surtout, le gros-œuvre sera le renforcement des berges et l’approfondissement du lit de la rivière.
Enfin, le secteur aval, dans la partie du viaduc qui surplombe l’autoroute, sera traité. Avec échéance à 2029. Mais d’abord, des négociations foncières avec différents propriétaires seront menées. Car l’enjeu principal, pas l’unique, est ici l’élargissement de la tempétueuse Grande-Eau.
