Il y a urgence à faire revivre l’avenue aiglonne du Cloître

Une partie de l’avenue du Cloître, avec son église éponyme.   | Archives 24 heures

Réaménagement
Plus de 1,3 million de francs seront engagés pour la métamorphose de l’axe culturel du chef-lieu du district. Une trentaine de végétaux, des bancs, ainsi qu’un éclairage public neuf l’égaieront.

La Municipalité d’Aigle se penche sur le bien-être de l’avenue du Cloître. «Considérée comme un axe culturel assurant le lien entre le centre-ville et le château», elle est en mauvaise santé. «Actuellement l’état des infrastructures souterraines – conduites d’eau potable, collecte des eaux usées – nécessite un renouvellement à très court terme, relève-t-elle. Le mauvais état du revêtement de surface, l’arborisation vieillissante et l’absence de trottoir pour franchir l’avenue du Chamossaire appellent une réfection globale et urgente.»

L’Exécutif sollicite donc dans les meilleurs délais une enveloppe d’un peu plus de 1,3 million de francs au Conseil communal. À noter que la refonte de cette artère historique et emblématique est inscrite dans les mesures d’agglomération portées par Chablais Région. Ce qui signifie que la Confédération co-financera l’ensemble à hauteur de 35% soit environ 350’000 francs.

Entre arbres et bancs

15 tilleuls sont en mauvais état et les bancs vétustes n’invitent guère au délassement. Une plantation de 3 arbres majeurs, 22 arbres à moyen développement, 5 arbustes et une cinquantaine de buissons sera créée. 3 nouveaux bancs seront installés. La pose d’un éclairage public neuf, équipé d’un système d’auto-détections est également prévu.

La circulation dans l’avenue restera en sens unique et la vitesse toujours limitée à 30 km/h, mais un contresens sera instauré pour les vélos avec croisement sécurisé par le gabarit de la chaussée. La largeur du trottoir sera au minimum de 2m30. Six places de stationnement, sur les 18 actuelles, seront maintenues. Si le parlement octroie les fonds, les travaux démarreront à l’automne.

Entre le grand parking du Chevron et le château, l’avenue du Cloître serpente entre vignes et belles demeures. Y trône au milieu son joyau: l’Église éponyme, autrefois appelée Saint-Maurice. Probablement édifiée au XIIe siècle, elle est devenue un temple réformé en 1528, puis classé monument historique de la ville.