
Neil Young viendra balancer ses riffs ravageurs pour la troisième fois à Montreux. | L. Flusin / MJF
Le Montreux Jazz Festival se tiendra encore cette année sur la scène dressée sur la place du Marché et au Casino, en attendant la réouverture en 2026 du Centre de Congrès rénové et mis aux normes. L’an passé, cette configuration, entre lac, montagnes et douces soirées, avait énormément plu au public. Gageons qu’il en sera de même cette année.
Pour cette 59e édition, c’est la grande Chaka Khan qui ouvrira les feux le 4 juillet. Le festival s’achèvera le 19 avec un double concert de jazz retentissant. La révélation Christian Sands, au piano en trio, ouvrira le rideau pour l’immense contrebassiste Avishai Cohen et son quintet. Au rayon grande musique instrumentale, la soirée blues avec Joe Bonamassa et Kenny Wayne Shepherd s’annonce électrique.
Entre deux, quelques noms sont à mettre en avant. Et très clairement en première place, Neil Young. Le faiseur de tubes canadien ne foulera pas la scène montreusienne avec son mythique Crazy Horse, mais avec un nouveau gang, The Chrome Hearts (6 juillet). L’auteur de Heart of Gold, Rockin’ in the Free World ou Cinnamon Girl a déjà donné deux concerts exceptionnels sur la Riviera: en 2011 et 2016.
Outre «The Loner», les vedettes internationales à l’affiche du grand raout montreusien sont Carlos Santana, Lionel Richie, Alanis Morissette, Dianne Reeves, The Black Keys, Bloc Party, les revenants de Pulp, et la chanteuse de Portishead, Beth Gibbons.
Parmi les artistes à découvrir, citons l’excellent Blanco White, chaînon manquant entre David Gray et Brendan Benson, la saxophoniste de jazz Nubya Garcia, l’épatant et inclassable Urugayen Jorge Drexler, la chanteuse soul-jazzy Celeste, ou encore Shaboozey et sa voix profonde. Enfin, le très gros coup de cœur du festival risque d’être assuré par Arooj Aftab, chanteuse, compositrice et productrice pakistanaise. Décoiffant!
