« Ouvrir un nouveau chapitre de ma carrière sera excitant »

Alix De Micheli se réjouit de la saison prochaine avec le NUC, où elle aura davantage de responsabilités.  | F. Acali

Volleyball
Le Neuchâtel Université Club a remporté un troisième triplé consécutif supercoupe, coupe de Suisse, championnat, le dernier de l’ère de la coach Lauren Bertolacci. Interview de l’internationale veveysanne Alix De Micheli.

Alix De Micheli, quelle saison, encore une fois! On ne se lasse pas d’une telle domination?

– Non, je pense que c’est même le contraire: quand on commence à gagner, on ne peut pas s’arrêter. On développe des attentes tellement hautes que l’on redouble d’efforts pour atteindre les objectifs. 

C’était une saison importante pour vous, puisque c’était votre première en tant que capitaine. Comment l’avez-vous vécue?

– C’était effectivement une saison particulière, j’avais davantage de temps de jeu, une position différente dans l’équipe. Je m’impose plus en son sein. J’ai pris un peu de bouteille. Cela dit, être capitaine constitue un grand honneur, mais il n’y a pas non plus grand-chose qui a changé…

Justement, comment a évolué votre rôle au NUC cette saison?

– Je pense avoir pu apporter un peu plus en termes d’énergie, prendre davantage confiance en moi. Nous sommes trois capitaines, choisie chacune pour nos qualités propres, et à nous trois on constitue un peu la capitaine parfaite. J’ai été choisie parce que je m’entends bien avec toutes les filles de l’équipe et avec le staff, j’apporte une certaine cohésion, mon rôle est de faire le lien. 

Coach depuis 2018, Lauren Bertolacci part au terme de cette saison. C’est une page qui se tourne. Qu’est-ce que cela vous fait?

– Elle m’a tellement apporté ces cinq dernières saisons que je suis forcément un peu triste, même si je vais continuer à travailler avec elle en équipe nationale. Cela dit, je pense que c’est bien d’avoir un peu de changement. Pour elle, aller entraîner en France, c’est une opportunité énorme. Et de mon côté, je suis contente de travailler avec quelqu’un de nouveau… qui n’est pas si nouvelle que cela, puisque Laura Girolami (ndlr: actuelle coach du VBC Cheseaux) entraînait Neuchâtel en LNB lorsqu’elle m’avait repérée et m’avait demandé de venir. C’est un chapitre qui se clôt, mais ouvrir le suivant est très excitant.

Lauren Bertolacci aura été importante pour votre évolution en tant que joueuse…

– Oui, et même en tant qu’individu. J’avais 18 ans quand je suis arrivée. Elle m’a beaucoup apporté sur le plan tactique, technique. J’ai également évolué en tant que personne à ses côtés. C’est quelqu’un qui nous pousse énormément à développer le côté mental, à aller dans l’introspection. J’ai acquis avec elle des qualités que je pourrai utiliser dans ma vie de tous les jours. Je lui suis très reconnaissante pour tout cela. 

Au printemps 2024, vous disiez devoir progresser en termes de constance et d’agressivité en zone offensive; comment jugez-vous votre progression à ce niveau?

– J’ai passé le dernier été avec l’équipe de Suisse, j’ai pris de l’expérience, je devais performer, il n’y avait pas d’autre centrale derrière moi. Avec le NUC cette saison, c’était un peu différent, on était trois centrales à tourner sur le poste, je rentrais surtout sur les phases finales lorsque ça n’allait pas. Là, je me réjouis de la prochaine saison, où je serai un peu dans la même situation qu’en équipe nationale. J’ai besoin de cette responsabilité sur les épaules pour passer à l’étape supérieure. 

Les études, vous en êtes où (ndlr: elle suit un bachelor en sociologie et littérature anglaise)?

– L’année prochaine sera ma dernière année. Je n’aurai presque plus que mon travail de bachelor à écrire. Après, on verra… Est-ce que je tente l’aventure à l’étranger? Est-ce que je cherche un master qui me plaît et j’essaie de conjuguer avec le volley? C’est encore assez flou pour le moment. Mais ce sera une année charnière.