Le tueur du chat Taranis condamné

Un jeune homme est condamné pour la mort de ce maine-coon.  | LDD

Vérossaz
L’auteur du tir mortel a été condamné par le Ministère public valaisan pour trois délits, dont mauvais traitement à animaux.

Souvenez-vous. Le 31 décembre dernier, le propriétaire véroffiard d’un chat de 2 ans découvrait – grâce au collier relié à une application – son animal dans un talus, mort. Il a conduit le cadavre chez son vétérinaire pour autopsie. On apprenait alors que Taranis, félin de race maine-coon, pourtant aimé dans le village, avait été abattu d’une balle de .22 Long Rifle, retrouvée dans son abdomen.

Taranis avait ensuite été jeté comme un vulgaire déchet en bord de route, à 7 km de Vérossaz, laissant un couple de maîtres et leur petit garçon inconsolables. Ils ont remis un dossier complet à la police, notamment la balle et le tracé funeste du chat.

Une enquête a été ouverte par le Ministère public central du Valais à Sion. La Police cantonale l’a menée et a rendu un rapport à une procureure de l’Office régional du Bas-Valais à Saint-Maurice. Il semble que le cas a facilement été résolu. Les investigations ont permis d’incriminer un vingtenaire chablaisien. À l’issue des auditions, cet homme, dont on ignore s’il est déjà connu de la justice et de la police, a été condamné par ordonnance pénale par la magistrate. Il n’ira pas à ce stade devant un tribunal, car ce n’est pas un crime qui était examiné, mais un délit.

Sursis de deux ans

Selon une source contactée il y a plus de deux semaines, la magistrate l’a reconnu coupable de dommages à la propriété – un animal étant assimilé à un objet, mauvais traitement sur animaux et contravention à la loi fédérale sur les armes à feu. La peine ne nous a pas été communiquée alors. Mais nous sommes parvenus à apprendre plus tard, par un autre biais, que le délinquant avait été condamné à des jours-amendes, assortis d’un sursis de 2 ans.

Par ailleurs, le repris de justice devra payer une amende forfaitaire et des frais de procédure. Il peut faire appel de cette ordonnance pénale. Tout comme le propriétaire de Taranis. Joint jeudi par téléphone, ce dernier n’a pas souhaité s’exprimer. Ni sur la condamnation, la durée de la peine ou un éventuel recour au Tribunal cantonal.

Il peut encore, mais n’a pas non plus voulu en parler, demander réparation civile. Il pourrait plaider le préjudice moral subi, notamment par son enfant, mais aussi la valeur vénale du chat. On vient d’ailleurs de le voir récemment dans le cas de Jahde, jeune boxer tuée par les morsures de deux bergers allemands. La propriétaire de ces derniers a été acquittée au pénal, mais condamnée à Vevey au civil  à 11’000 francs de réparation à la maîtresse du chiot.