
Zoé Ganz a su mêler tourisme et humanitaire en Tanzanie avec sa société «The Helping Zebra». | DR
Depuis 2017, la Tanzanie est devenue la deuxième patrie de Zoé Ganz. La Villardoue parle couramment le swahili, réside la moitié de l’année dans ce pays d’Afrique et y attend même son premier enfant pour cet été.
La jeune femme de 31 ans a découvert le pays des safaris par la voie humanitaire, d’abord en travaillant dans un orphelinat, puis pour une ONG indienne apprenant à des Tanzaniennes comment installer des panneaux solaires dans leur village. En 2021, elle fonde son agence de voyages «The Smiling Zebra», Le Zèbre souriant, en surfant sur un boom du tourisme local.
Aujourd’hui, elle lie les deux dimensions, l’humanitaire et la touristique, via une deuxième société, officiellement inscrite au registre du commerce depuis quelques jours: «The Helping Zebra», le zèbre aidant. L’initiative tire sa raison d’être d’un constat: «Dans mon agence de voyages, je rencontrais de plus en plus de gens qui se renseignaient pour de l’humanitaire ET un safari», explique-t-elle.
Avec «The Helping Zebra», le but est donc de lier des bénévoles à des ONG actives dans la région d’Arusha, dans le nord du pays, à moins de 100 kilomètres du Kenya et 50 du Kilimandjaro. «Je ne suis pas une pionnière dans le domaine, mais je suis un des rares contacts pour le marché francophone, c’est mon avantage», explique la Vaudoise.
Maison des volontaires
Si la Villardoue planche encore sur le site Internet qu’elle activera ce mois de juin (www.thehelpingzebra.com), sa «Maison des volontaires» est d’ores et déjà prête à recevoir les premiers clients. Zoé Ganz pourra y nourrir et loger jusqu’à une vingtaine de bénévoles entre un et six mois (durée maximale du visa «volontaire») pour mieux les mettre en relation avec une trentaine de projets dans des domaines aussi divers que le médical, le scolaire, la petite enfance, l’animalier, la construction ou encore l’agriculture. «J’offre d’être leur seul contact pour leur faciliter les choses. Ils me donnent la durée du séjour, le domaine dans lequel ils voudraient se rendre utiles, et je m’occupe du reste.»
Ce faisant, cette aventurière dans l’âme peaufine son intégration en Tanzanie, un pays qu’elle n’imagine pas quitter pour l’instant. «J’ai une qualité de vie que je ne pourrais pas trouver en Suisse, avec une grande maison, un jardin et un potager, sans compter de bonnes écoles, des hôpitaux de qualité et l’opportunité d’avoir ma société. Pour l’instant, je ne me pose pas la question de savoir quand je vais rentrer en Suisse. À voir si la naissance de mon enfant change ma vision des choses.»
