
Chaque jour à Yvorne, et depuis beau temps, une vingtaine de voitures en moyenne squattent le domaine public sur des places non balisées. On peut aussi y trouver des remorques entreposées, comme des véhicules sans plaques. Le fait que ces espaces, principalement à la rue des Maisons Neuves, ne soient pas identifiés comme des places de stationnement, qu’aucun panneau n’indique une quelconque interdiction et que, de surcroît, Yvorne n’ait pas de police communale, facilite le stationnement anarchique. «Et principalement du fait de Vuargnérans», souligne le municipal de la sécurité Maxime Isoz.
Les autorités ont donc décidé d’y remédier. «L’accaparement du domaine public en violation totale des règles de circulation n’est plus tolérable et porte atteinte à l’égalité de traitement due aux citoyens», souligne l’édile. Un projet de requalification de la voie publique, entre la place du Torrent et le carrefour de la Croisée, sera ainsi examiné ce jeudi par le Conseil communal. Maxime Isoz résume le dessein par le fait de mettre de l’ordre pour «contrer le parcage sauvage, améliorer la sécurité de tous – ce qui pose un vrai problème aujourd’hui – proposer des solutions. Le tout dans une volonté d’harmonisation et sans aucun effet punitif».
Réglementé, mais gratuit
Onze cases de stationnement doivent ainsi être dessinées et des potelets et autres mobiliers urbains, comme des bacs à fleurs, seront aussi installés dans ce périmètre où une partie de la circulation est fixée à 30 km/h. «Nous avons décidé de maintenir le principe de gratuité du stationnement», précise le municipal. Il sera néanmoins limité dans le temps, mais ne nécessitera pas de recourir à des horodateurs.
Un des vœux les plus importants étant la sécurité des Vuargnérans, tout comme celle des visiteurs, l’Exécutif va également faire tracer un cheminement piétonnier sur une partie du tracé. Il est encore prévu dans l’enveloppe garnie de quelque 200’000 francs d’adapter à la LHand les quatre arrêts de bus existants. Celui devant la fontaine de la Croisée, qui doit être déplacé, a fait l’objet d’une opposition lors de l’enquête publique. «Les travaux vont durer de deux à trois mois, annonce Maxime Isoz. Nous espérons qu’ils puissent être terminés d’ici à la fin de l’année.»
