Samuel Gogniat a le rythme dans la peau
Lors de ses concerts, Samuel Gogniat utilise aussi son corps comme instrument. | DR
En 2023, Samuel Gogniat avait ébloui Lavaux Classic lors de sa prestation au Concours de projets du festival, qu’il avait gagné haut la main à 17 ans seulement. L’année suivante, il était le plus jeune artiste invité par le grand événement de Pully. Et le 28 juin, le musicien donnera un cours de percussions, seul, au club junior. Juste avant de se rendre au Festival de musique classique de Lucens, où il présentera un programme dans la lignée de son premier projet, entre marimba et théâtre musical.
«Je jouerai vers 22h, sous les étoiles, si la météo le permet. Ce sera donc une grosse journée pour moi!», rigole le percussionniste en deuxième année de bachelor à la Haute École de musique de Lausanne, détenteur d’une maturité OS en math et physique.
Un apprentissage naturel
Rien ne semble arrêter ce Lausannois qui additionne les prix, nationaux et internationaux, autant que les instruments. S’il manie aujourd’hui à la perfection le djembé, la caisse claire ou encore le vibraphone, il a aussi réussi à décrocher un certificat de piano et suit, en plus, des cours de batterie.
«Avec la musique, j’ai appris à apprendre, à avancer lentement, confie-t-il. Je ne me suis jamais posé trop de questions sur ce que je voulais faire. Mon goût pour la musique est venu assez naturellement. J’aime passer du temps seul avec les instruments, car de ce fait, je ne suis pas seul. Et je répète beaucoup.»
Samuel Gogniat s’est initié aux joies du rythme et des mélodies à 5 ans, a débuté les percussions deux ans plus tard et a fondé son premier groupe à 11 ans. Le duo «Flûte perc’ut», qu’il formait avec un flûtiste traversière de son âge, Max Bradley, lui a permis de briller dans deux concours, à Sion et en France. «Je remercie mes parents qui m’ont vraiment soutenu. À la maison, on écoutait David Bowie ou les Daft Punk. Mais ils ont compris ce qui me plaisait. Ma mère, allemande, a cherché un programme qui propose d’autres offres que les cours normaux. Et j’ai pu débuter la structure musique-école en sixième.»
L’attrait des concours
Le musicien bilingue (français-allemand) se souvient surtout de son tout premier concours, en 2017, à Altishofen dans le canton de Lucerne, où il a émerveillé l’auditoire grâce à sa maîtrise du marimba. «C’était inattendu, car j’ai gagné dans ma catégorie d’âge et aussi dans toutes les autres. C’était une grande surprise, mais très agréable. En revanche, dans l’épreuve de caisse claire, je suis arrivé avant-dernier…»
Comme il l’explique très bien, à 19 ans à peine, il adore l’énergie que lui procurent les concours. «Je les aime parce qu’ils me donnent un objectif. Ils me motivent à travailler. S’exposer à la critique externe m’est d’une grande aide. Entendre les autres participants, le feedback du jury, être en situation de stress, avoir une deadline, tout cela me motive énormément.»
Cet été, il partira à Hangzhou, en Chine, pour la World Marimba Competition, une des plus grandes compétitions du genre. «Je me réjouis d’écouter les participants du monde entier, s’enthousiasme le Vaudois. Quand j’aurai terminé mon bachelor ici, j’aimerais partir à l’étranger. Cela fait douze ans que j’étudie dans le même bâtiment, j’ai besoin d’un air nouveau.»
Plus d’infos:
www.lavauxclassic.ch/concert/28-06-2025-club-junior-atelier-percussions-17h30-salle-davel-cully
«Atelier percussions avec Samuel Gogniat», samedi 28 juin (17h30), salle Davel, Cully.




