Le Chablais et toute la Suisse réunis autour du tir

Le conseiller fédéral Martin Pfister a eu l’occasion d’échanger avec plusieurs jeunes tireurs au stand des Grandes Iles d’Amont, à Saint-Triphon.  | FFTJ / J. Aviolat

Saint-Triphon
La Fête fédérale de tir des jeunes a vu les premiers tireurs s’affronter le week-end dernier dans plusieurs stands de la région au fusil, à la carabine ainsi qu’au pistolet. Le conseiller fédéral Martin Pfister y a assisté.

Sous un soleil de plomb, plusieurs jeunes contrôlent leur équipement. Tout y est, la casquette, le cache-œil, la roulette pour les réglages de l’arme, ils peuvent enfin prendre position et aligner la cible située 300 m plus loin, au stand des Grandes Iles d’Amont, situé à Saint-Triphon.

Ce dimanche, ils étaient nombreux à s’affronter lors de ce premier week-end de la Fête fédérale de tir des jeunes, un événement organisé tous les 5 ans dans notre pays. Cette manifestation organisée jusqu’au 17 août réunira au total près de 3’000 tireurs de 10 à 20 ans dans plusieurs disciplines: fusil d’assaut et carabine 300m, carabine 50m et 10m, ainsi que pistolet 25 et 10m. 

Sur la place de fête, les officiels ont surtout salué l’organisation de ces joutes sportives qui dépassent les frontières cantonales et l’importance d’un tel événement pour la formation des jeunes. Parmi les invités de marque, les conseiller fédéral zougois Martin Pfister, chef du Département de la défense, de la protection de la population et des sports.

Une relève essentielle

«C’est un grand plaisir de revenir ici en Chablais!», lance d’emblée le responsable de l’armée. «Lors de mon école d’officiers, j’ai effectué du service à Saint-Maurice et à Bretaye, à Villars-sur-Ollon.» Martin Pfister a relevé que ces derniers mois, «il y avait beaucoup à faire en matière de politique de sécurité», mais surtout «qu’elle n’était pas qu’une affaire uniquement de budget, mais aussi de responsabilité». 

Il a ainsi reconnu l’implication de ces compétiteurs qui s’entrainent avec rigueur au tir sportif. «Ils sont environ 8’000 par année à effectuer les cours de jeunes tireurs et acquièrent des compétences essentielles, à terme, pour notre capacité d’auto-défense. Mais aussi pour la cohésion nationale. Le tir rassemble plusieurs générations autour de valeurs comme la camaraderie et ces jeunes apportent de la vitalité à de nombreuses sociétés.» Le conseiller fédéral a ensuite pu visiter les installations et échanger avec certains de ces jeunes tireurs.

Les deux présidents Jérôme Guérin (Fédération sportive valaisanne de tir) et Catherine Pilet (Association vaudoise de tir sportif) ont quant à eux félicité le travail de toute une région. «Ici, pour l’organisation de la place de fête, il faut au moins 60 personnes et dans les stands de Saint-Maurice, des Evouettes, de Vérossaz, de Val-d’Illiez et de Saint-Triphon, nous pouvons compter sur près de 150 bénévoles présents tous les jours. Le bon déroulement de la compétition est assuré grâce à leur travail», avance Jérôme Guérin. Et d’ajouter que: «Vaud et Valais, comparativement à la Suisse allemande, ont réussi à prouver qu’ils étaient aussi capables d’organiser une manifestation d’une telle envergure.» 

«C’est d’ailleurs la première dans le Chablais depuis la fédérale des jeunes de 1998 à Villeneuve», enchaîne Catherine Pilet. Également coach, cette dernière a rappelé en guise de conclusion que ces compétitions sont cardinales. «Elles sont un premier échelon où ces jeunes ont des occasions de s’affronter. Avec de la discipline et surtout de la concentration, on peut faire de très bons résultats. Certains sont passés par là avant d’aller jusqu’aux Jeux olympiques.»