
| M. Hilger
Homme de fer. Telle est la traduction littérale d’Ironman, cette épreuve d’endurance extrême où les triathlètes enchaînent 3,8 km de natation, 180 km de vélo, puis un marathon de 42 km. Rien que ça. Zack Cooper en fait partie. Cet athlète anglais domicilié à Chardonne depuis de nombreuses années figure parmi les cinquante qualifiés pour les Championnats du monde d’Ironman, le 14 septembre à Nice.
Il doit sa sélection à sa quatrième place décrochée à l’Ironman de Copenhague mi-août, en 7h33. C’est une réelle consécration pour l’athlète de 29 ans qui a fait le pari fou de se lancer en tant que sportif professionnel il y a un peu plus d’un an. «Je ne m’y attendais pas. Ça me confirme que j’ai bien fait de sauter le pas», se réjouit-il.
Diplômé en Relations internationales, Zack Cooper atterrit en Suisse en 2018 pour travailler à l’Union Cycliste Internationale (UCI), un poste qu’il quittera fin 2023 pour se consacrer corps et âme à son sport.
Trouver le juste équilibre
Mais le passage au haut niveau n’a pas été sans mettre son corps à rude épreuve. «Mon sommeil et mon alimentation n’étaient pas optimaux, je me poussais trop et ne récupérais pas assez. Résultat: je me blessais au moins une fois par an», raconte-t-il. Depuis, il a su trouver un meilleur équilibre, notamment grâce à son coach actuel. «La clé, c’est d’être régulier. Être là tous les jours sans se blesser.» Un objectif atteint.
Mais vivre du triathlon reste un autre défi de taille. Malgré quelques soutiens et sponsors, il complète ses revenus par des mandats en communication. Une belle performance à Nice pourrait toutefois rebattre les cartes.
La Riviera et le Chablais comme terrain d’entraînement
En moyenne, ses semaines sont rythmées par 25 heures de sport – 5h de natation, 13h de vélo, 5h de course à pied, 2h de musculation. La Riviera et le Chablais sont ses terrains de jeu favoris. «Ici, les conditions sont idéales pour le triathlon: les montagnes, le lac», se réjouit-il. Il nage dans le Léman ou à la piscine de la Maladaire, court le long des rives jusqu’au Château de Chillon et pédale jusqu’à Martigny en longeant le Rhône, ou gravit des cols, à Leysin ou Villars par exemple.
Depuis deux semaines, Zack Cooper a quitté Chardonne pour le sud de la France où il s’exerce à chaque virage du parcours à vélo, réputé pour sa technicité. Quant à ses ambitions, il garde la tête froide. «C’est dur à dire parce que ce sont mes premiers Mondiaux. Si tout s’aligne le jour J, je peux être dans le top 10.»
