Plongée dans l’univers dystopique de Technopolis

La gouverneure suprême Callisto Vaal-Noor, qui règne sur la ville de Technopolis, jouée par Jenny Lorant. Crédit: Nils Martenet

Monthey
Plongée dans les travers d’un régime totalitaire avec le nouvel opéra rock de la troupe OSE2020. Une création inédite à voir au Théâtre du Crochetan dès ce jeudi.

Dans une ère post apocalyptique, deux mondes s’opposent. Les ultrariches dictent leurs règles, tandis que les opprimés ne comptent pas se laisser faire. La comédie musicale «Technopolis, l’Opéra Rock» nous plonge dans cet univers futuriste, au sein d’une cité tentaculaire où des valeurs comme la solidarité, l’amour et la révolution accompagnent une trame résolument moderne. Le spectacle entièrement original, produit par la troupe OSE2020, sera présenté au Théâtre du Crochetan à Monthey dès ce jeudi 11 septembre et jusqu’au dimanche 14.

Après le succès de Victoria’s Comedy en 2022, Technopolis s’inscrit comme un projet plus ambitieux encore. Si 37 personnes évoluent sur scène pendant plus de deux heures de show, une soixantaine de personnes au total ont gravité autour du projet. «Le but était aussi de professionnaliser la troupe OSE2020», souligne la coach vocale et présidente de l’association du même nom, Jocelyne Martenet. 

Une trentaine d’artistes, dont les neuf rôles principaux, les musiciens, les danseurs et le technochœur composé des chanteurs, feront vivre cet opéra rock inédit dans une mise en scène visuellement immersive de Gilles Guenat. La scénographie spectaculaire, qui comprend notamment une structure principale représentant l’usine ou le technocentre, a été élaborée par Sarah Richoux.

«Scénario fantastique»

Imaginé et écrit par le Montheysan Pascal Vigolo – qui signe toutes les chansons en français et la composition de la musique – Technopolis promet de la musique live, des vocalises impressionnantes, plus de 30 chansons originales, des chorégraphies de combat (par Sara et Laura Appenzeller) et du théâtre, le tout dans un univers dystopique captivant. «J’ai toujours été fasciné par les films futuristes et la littérature d’anticipation. C’est en conséquence que je me suis lancé dans l’écriture d’un scénario fantastique se déroulant dans une ville gigantesque et dystopique rappelant le Los Angeles de ‘Blade Runner’», explique le directeur artistique. 

Inspiré également par la lutte des classes, «un sujet intemporel et transposable à n’importe quelle société», Pascal Vigolo a été porté par l’identité visuelle de films tels que «Star Wars» et «Metropolis», par la comédie musicale «Starmania» «pour le côté rock futuriste» ou encore par le roman historique «Les Misérables», «pour l’aspect collégial et grandiose». 

La ville de Technopolis, dominée par la tyrannique gouverneure Callisto Vaal-Noor, interprétée par Jenny Lorant, est dès lors pensée comme un symbole de pouvoir absolu, montrant les travers d’une élite méprisante et mégalomane. «Les femmes ont des rôles très forts. Ce sont elles qui dirigent le monde», appuie Jocelyne Martenet. 

Toutefois, «il y a aussi un peu d’humour, ce n’est pas que noir», rassure celle qui incarne le rôle d’Altaïs dans le spectacle. «Certains personnages sont drôles, attachants, d’autres mystiques comme la voyante. L’intendante est quant à elle vraiment cocasse…»

En somme, «Technopolis, l’Opéra Rock» est une création épique qui combine le drame d’un régime totalitaire avec des performances artistiques ambitieuses… et une pointe d’humour. Néanmoins, derrière son côté sombre, la comédie musicale se veut porteuse d’espoir. «Quand les gens sont solidaires et bienveillants entre eux, ils peuvent aller plus loin et changer le cours des choses», confirme Jocelyne Martenet.

Infos: «Technopolis, l’Opéra Rock», Théâtre du Crochetan, Monthey. Dès demain jusqu’à dimanche.

www.technopolis25.ch

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