Des choristes «amateurs, mais passionnés! »
Fondé en 2018, le choeur FM’Air ne cesse de remplir les salles. | DR
Fin septembre, trois des quatre représentations programmées de «Haut en couleur» étaient déjà au complet et il ne restait qu’une cinquantaine de places pour celle du jeudi. «On a donc décidé d’organiser une supplémentaire», relève Olivier Buchilly, président du comité du chœur FM’Air. Histoire d’éviter des frustrations comme l’an dernier, où à deux mois du spectacle «Encore un soir avec Céline», les billets des cinq représentations avaient trouvé preneurs.
Fort d’une centaine de choristes, FM’Air n’a jamais connu de difficultés de recrutement. «Cette année, il nous a même fallu refuser 30 dames. Côté messieurs, nous avons 10 ténors et 10 basses qui tiennent très bien la route, mais si quelques-uns s’en allaient, cela pourrait être compliqué», reconnaît Olivier Buchilly. Car trouver des voix d’hommes est, en effet, «un problème pour presque tous les chœurs mixtes», constate Edwige Clot, présidente de la Société cantonale des chorales vaudoises (SCCV), qui fédère une soixantaine de formations.
Entre passion et professionnalisme
Côté attractivité, «il y a des chœurs qui s’en sortent bien, d’autres moins. Les causes sont multiples et ce n’est pas partout pareil. On en parle souvent, sans avoir réussi à cerner ce qu’il faut faire pour bien faire», poursuit la présidente de la SCCV. À quoi pourrait tenir le succès de FM’Air? Olivier Buchilly identifie plusieurs paramètres: le répertoire de variété française uniquement, le fait que «le chœur est le seul soliste», et la dynamique de la mise en scène.
«Tout un chacun peut postuler, pour autant qu’il chante juste. Les choristes sont tous des amateurs passionnés, mais l’encadrement est professionnel.»
Pas question toutefois de comparer FM’Air aux autres ensembles vocaux pour Olivier Buchilly. «Nous sommes différents, ambitieux et audacieux, mais pas meilleurs. L’ambiance est vraiment bonne et cela se ressent.»
Est-il prévu d’augmenter l’effectif, au vu du succès? «On a fixé la barre à 100 participants pour des raisons pratiques. Chaque année, certains partent et d’autres nous rejoignent. Il ne faut donc pas hésiter à postuler!»






