Une trentaine d’arbres échappent à la tronçonneuse

En été 2024, les opposants Michel Chappuis (à g.) et Kamiar Aminian craignaient un «massacre» d’arbres, dont ceux que l’on voit en arrière-plan.  
| R. Brousoz

La Tour-de-Peilz
La Commune n’a pas donné son feu vert au projet immobilier prévu au Gregnolet. Elle met en avant la préservation de la nature.

C’est une heureuse nouvelle pour ces 28 arbres qui devaient être abattus à La Tour-de-Peilz: la Municipalité a en effet refusé de délivrer un permis de construire pour le projet immobilier qui pesait sur eux.
Envisagé au chemin du Gregnolet, à l’est de la commune, ce projet prévoyait la construction de huit villas sur une parcelle végétalisée de quelque 6’400 mètres carrés. La mise à l’enquête à l’été 2024 avait suscité de vives réactions dans le voisinage. Plus d’une vingtaine d’oppositions avaient été déposées (voir édition 165, 07.08.24).

Un «biotope digne de protection»
La décision de la Municipalité a été prise en juillet dernier et rendue publique fin octobre. Cette dernière la justifie par un «faisceau d’indices qui laisse penser que la parcelle pourrait abriter des espèces protégées et un biotope digne de protection».
Selon l’Exécutif, le promoteur n’a pas «donné suite aux demandes d’études complémentaires qui auraient permis de trancher la question». Tout comme il n’a pas suffisamment «démontré le caractère impératif des abattages prévus».
Michel Chappuis, un riverain qui était monté au front, ne cache ni son soulagement, ni sa satisfaction. «Je pense que les 22 oppositions qui ont été déposées ont pesé dans cette décision, déclare-t-il. Je ne suis pas contre de nouvelles maisons en soi, mais cela ne doit pas se faire au détriment d’un tel patrimoine naturel.»