« Plus le temps passe, plus l’endurance festive commence à pécloter »

Le début d’année de Yoann Provenzano sera marqué par son nouveau spectacle, «Performance».  | N. Tarra

La Tour-de-Peilz
Entre les courses de bob et le fromage fondu, nous vous proposons une série d’entretiens sur le thème de l’hiver. Cette semaine, l’esprit loufoque de l’humoriste boéland Yoann Provenzano nous entraîne gaiement en ce début d’année.

Café noir, bonnet et lunettes de soleil sur le nez. Attablé sur une terrasse avec Joon, son shiba, Yoann Provenzano observe de loin le Marché de Noël de Vevey, et profite surtout des rares rayons de soleil de l’après-midi pour faire le plein de vitamines. Attrapé juste avant son envol pour le Mexique – son voyage de noces – et pendant la dégustation d’un cookie aux deux chocolats, l’humoriste dévoile les étincelles de ses hivers.

Durant ces Fêtes, vous étiez exceptionnellement sur une plage de sable doré. C’est la première fois que vous n’avez pas passé Noël en famille. À regret?

Il y a quand même pire que d’être en voyage de noces au soleil durant les Fêtes! D’autant plus que sur la fin de l’année, la course devient longue et éreintante. J’ai attendu avec impatience cette trêve hivernale.

À quoi ressemble la fête de Noël dans la famille Provenzano?

Nous nous sommes longtemps réunis au restaurant du Nord à Villeneuve, tenu par mon père. Il profitait de cette occasion pour soigner ses dressages sur assiettes et nous concoctait un gratin dauphinois, des belles pièces de bœuf en sauce et des haricots entourés de lard. Et du saumon fumé en entrée. Cette année, les Fêtes ont eu une autre saveur. Mais c’est bien du changement de temps en temps, non?

Et le Père Noël dans tout ça?

Petit, je me réveillais le 25 décembre avec des cadeaux magiquement répartis autour du sapin, c’était magique! Plus tard, j’ai eu l’honneur d’être Père Noël, et j’ai dû lutter contre la tentation de révéler ma vraie identité aux enfants. Pendant un court instant, j’ai compris le sentiment des super-héros.

Vous étiez équipe luge ou bob dans votre enfance?

Clairement bob! À Villeneuve, j’adorais rejoindre des amis pour faire des descentes vers le pont, sur les hauts de la ville. Et nous allions aussi en famille aux Avants. J’avais l’impression que la piste de luge faisait 16 kilomètres! (ndlr: elle fait 2,5 km en réalité)

Quels sont vos petits plaisirs de la saison?

De mettre du rhum dans son thé, ce n’est pas mal vu! La choucroute, des röstis avec 15 kilos de fromage fondu: j’aime ce réconfort. J’adore aussi lorsque l’on peut se réchauffer autour d’un feu, et ensuite sentir la fumée durant trois semaines. Les Fêtes, ça m’évoque tout plein d’odeurs.

L’hiver, c’est aussi moins de lumière et des températures glaciales. Comment luttez-vous contre cette rudesse saisonnière?

Il faut savoir que j’ai passé mon enfance et mon adolescence en t-shirt, toutes températures confondues. Cela m’a sûrement aidé à renforcer mon immunité et mon endurance face au froid. En termes purement esthétiques, c’est la période de l’année où je peux sortir mes jolies vestes. Je préfère les fringues en hiver. Alors oui, je suis en nage, mais j’ai du style.

Quelle est votre source de motivation qui vous pousse à sortir du lit?

Mon chien, Joon, aime l’hiver. Elle me force à ne pas rester emmitouflé chez moi avec 15 litres de thé chaud devant des séries. En plus, grâce à l’heure d’hiver, les levers de soleil ne sont pas trop tôt. Les couchers de soleil, on peut en admirer à foison, mais les aurores, ça se mérite! À 7h, je me promène avec elle le long des quais, et je peux admirer l’aube et les cimes enneigées de l’autre côté du lac. C’est un moment méditatif que j’apprécie beaucoup!

On vous connaît footballeur, mais quel sport pratiquez-vous en hiver?

Du ski! Mais c’est un sport qui est cher, surtout depuis que c’est moi qui dois payer. Je monte donc en station de temps en temps, à hauteur de mon porte-monnaie.

Cette année, vous avez fêté la Saint-Sylvestre au Mexique, sous les cocotiers. Vous êtes d’habitude friand de plans festifs pour le Nouvel An?

J’aime surtout être avec mes potes. Et je remarque surtout que, plus le temps passe, plus l’endurance festive commence à pécloter. Du Nouvel An en station alpine, je suis passé à la fondue chinoise, et à 00:07, c’est fini, je suis au lit.

En ce début d’année 2026, quels sont vos objectifs?

Longtemps, j’ai eu des résolutions, comme perdre 5 kilos, ou avoir plus de thunes. Désormais, je souhaite surtout faire mieux qu’avant. Par exemple, devenir meilleur en administration. Ah je sais: j’aimerais être content de mon nouveau spectacle, «Performance»! La première «à la maison», à La Tour-de-Peilz, c’est le 27 février.

 

C’est Joon qui me tire du lit tous les matins. Et en hiver, je peux enfin admirer l’aurore, parce que le soleil se lève plus tard!

L’hiver c’est: L’occasion de se rendre compte à quel point la lumière du soleil, c’est important.

Ce que j’adore en hiver: Se réunir entre amis et pouvoir fondre énormément d’aliments. Et enfin utiliser cette cannelle qui traîne dans notre placard.

Ce que je déteste en hiver: Les tumultes dans les grands magasins à partir du 22 décembre, et les nocturnes!

Mes résolutions pour l’année 2026: Gagner un maximum de fric, et devenir Netflix.